Comment gérer la digitalisation de son entreprise quand les compétences évoluent de façon permanente, et les talents vont plus naturellement vers les entreprises technologiques ? Zoom sur la stratégie d’LVMH pour repérer et attirer les talents. 

 

Pour mener à bien leur digitalisation, les entreprises doivent travailler avec de nouveaux métiers à forte dimension technologique : Chief Data Officer (CDO), UX(1) designer, data analyst, data scientist, web designer, community manager…
L’intégration de ces nouvelles compétences pose question car elles sont bien souvent portées par de jeunes talents, fraîchement sortis de formation et sollicités de toute part. L’offre ne couvrant pas encore la demande, l’accès aux compétences peut devenir critique.

Zoom sur LVMH

Depuis quelques années, le groupe de luxe LVMH s’est lancé dans une véritable entreprise de charme. Pour attirer les meilleurs talents de la Tech, le groupe organise des « hackathons ». Ces événements rassemblent des équipes de jeunes diplômés ou étudiants encore en formation, afin de développer un projet informatique dans un temps limité. En juin 2016, LVMH avait sélectionné 60 candidats et leur avait donné pour mission de proposer des solutions novatrices de gestion d’une supply chain connectée en temps réel. Les participants avaient 48 heures pour réaliser leur projet et 5 minutes pour le présenter devant un jury. Quatre prix ont été attribués aux gagnants, dont un voyage, un sac de marque, un casque audio, etc.
En organisant de tels événements, le groupe cherche à montrer aux jeunes talents de la Tech qu’il a la capacité de leur offrir un environnement très attractif, mais également propice à l’innovation. Cette image tranche avec celle habituellement associée à la marque, dont les valeurs sont attachées à un savoir-faire plutôt traditionnel.
En parallèle, LVMH lance une stratégie d’investissements directs dans les startups grâce à son véhicule d’investissement lancé en début d’année 2017, Luxury Ventures. L’enveloppe de départ a été fixée à 50 M€ pour des tickets d’investissement compris entre 2 et 10 M€. L’objectif du fond réside dans la prise de parts minoritaires dans de nouvelles marques innovantes. Mais n’est-ce pas une autre façon de garder un œil attentif sur les jeunes pousses prometteuses et leurs talents ?

Ce zoom est issu de l’étude  « Créativité déroutée ou augmentée : comment le numérique transforme les industries de la French Touch» de Bpifrance Le Lab [Lire et télécharger l'étude sur Bpifrance Le Lab]

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