A l'occasion de la Semaine de l'Industrie, focus sur Castel. Bruno Madec, qui dirige cette société spécialisée dans les systèmes de manutention, nous expose sa vision, qui va bien au-delà d'une simple usine robotisée.

« Plutôt que d'usine 4.0, je préfère parler d'entreprise 4.0 », déclare d'entrée de jeu Bruno Madec. De fait, la vision de cet ingénieur, qui dirige Castel depuis l'an 2000, après son père et son grand-père, va bien au-delà de la simple robotisation de l'usine, basée à Landivisiau, en Bretagne. Spécialisée dans la conception, la fabrication et l'installation de systèmes de manutention, notamment pour le secteur portuaire, mais aussi l'agro-industriel, les carrières et l'environnement, la société a entamé sa transformation numérique. « La révolution touche toute l'entreprise, du commercial à la production », explique le dirigeant.

Castel s'est ainsi dotée d'outils capables de modéliser les installations existantes chez ses clients afin d'y adapter ses machines. Vient ensuite, à partir du 1er avril 2018, l'installation de robots dans sa propre usine. « Face au manque de main d'oeuvre, il s'agit de robotiser les tâches manuelles et répétitives, peu intéressantes », poursuit Bruno Madec. De quoi permettre à Castel de recruter à des niveaux plus spécialisés. Le tout sera déployé sur deux ans et aura représenté un investissement de 500 000 euros, dont 200 000 euros pour les robots opérationnels. Enfin, le service innovation de l'entreprise, lancé il y a un an, travaille à la standardisation des produits tel que des convoyeurs de vrac, des systèmes d’élévateurs à godets ou autres outils de manutention, pour l'heure adaptés à chaque client. L'objectif : permettre une extension des secteurs servis et une plus grande percée à l'international.

Concurrence chinoise

Déjà, Castel fourni des équipements portuaires pour le déchargement de denrées au Sénégal et en Côte d'Ivoire, et bientôt dans d’autres pays africains. Sans oublier d'autres clients en Ukraine, en Pologne, en Italie et en Australie. « En Afrique, dans les équipements portuaires, la concurrence chinoise commence à être agressive, relève Bruno Madec, mais nous avons encore une longueur d'avance sur les céréales. » Pas question, donc, de la perdre.

Pour préparer l'avenir, Castel a également pris l'initiative de financer une nouvelle chaire, avec une école d'ingénieurs de Brest, sur les process connectés. « Nos clients nous le demandent, et ce sera un avantage concurrentiel supplémentaire », souligne le dirigeant breton. D'autant qu'il voit l'avenir en grand. Il espère doubler le chiffre d'affaires (d'environ 10 millions d'euros) d'ici 2022, et faire passer la proportion d'activités à l'international, qui fluctue en fonction de gros dossiers, pour la stabiliser à 30 ou 40 % du CA. Autant d'ambitions qui devraient signer de nouvelles embauches : 20 ou 30 salariés, qui viendraient rejoindre les 70 que compte actuellement la société..

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