Toulouse annonce quinze projets en chantier et 500 millions d'euros budgétés d'ici 2020 pour se transformer en ville du futur.

De la 4G dans le métro à l'éclairage public intelligent en passant par la mise en ligne des données publiques, Toulouse construit la ville du futur. En tout cas, elle s’en donne les moyens, avec le vote d’un schéma directeur intitulé « Open métropole » : 500 millions d’euros ont été budgétés d’ici 2020 et une quinzaine de projets sont en chantier. L’enjeu est de taille pour cette métropole de plus de 700 000 habitants qui veut tirer profit des avancées technologiques pour asseoir son attrait par rapport à ses rivales telles que Bordeaux ou Montpellier.

Numérique

Toulouse tente ainsi d’être à la pointe du numérique dans de nombreux domaines, à commencer par la ville connectée. Alors que plusieurs zones du centre-ville sont déjà desservies par Internet en accès libre, Toulouse se verrait bien parmi les premières cités de l’Hexagone à disposer aussi de la 4G dans le métro. « Nous devrions être prêts d’ici l’été 2017 », promet Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole en charge du numérique.

L’opérateur Orange a été choisi pour piloter le consortium (Bouygues, SFR et Free) chargé de mettre en œuvre la 4G à destination des usagers du métro. Les entreprises ne sont pas en reste, avec le lancement de Zefil. Son objectif ? « Être complémentaire des fournisseurs d'accès Internet en desservant toutes les zones d’activités grâce aux réseaux d'infrastructures numériques de la métropole, explique l’élu Bertrand Serp. Zefil permet aux PME de ne pas dépendre du calendrier de déploiement de la fibre optique des grands opérateurs… »

L’ouverture des données numériques d'origine publique, dite « open data », est aussi un élément important de la démarche smart city. A titre d’exemple, l’application « Qui Dit miam » – réalisé par la start-up Absolom Design – indique les menus proposés par les cantines de Toulouse. De quoi susciter l’intérêt des parents !

Eclairage public modulé                                            

Qui dit smart, dit aussi éclairé. Toulouse est à l’origine d’une expérimentation en matière d’éclairage public : il s’agit de moduler l’intensité de l’éclairage en fonction du passage d'un piéton, d'un cycliste ou d'une voiture grâce à des capteurs à détection de formes. Ces lampadaires de « nouvelle génération » se déclenchent alors suffisamment en amont pour ne pas gêner le piéton ou le cycliste. Cette solution est le fruit d’un partenariat entre la start-up toulousaine Kawantech et l’équipementier Continental Automotive. Après une phase d’expérimentation jugée « concluante » par la municipalité, la Ville de Toulouse vient de passer commande de 485 de ces lampadaires intelligents. Ceux-ci devraient commencer à éclairer les rues de la ville d’ici six mois environ. La start-up promet 60 % d'économie d'énergie par rapport à un éclairage constant…

Pour ce qui concerne les transports, Tisséo – la marque commerciale du réseau de transports en commun de Toulouse – travaille sur l'équipement de bornes d'informations aux arrêts de bus pour tenir compte du trafic en temps réel. Et rendre ainsi l'attente des usagers acceptable… « Nous envisageons aussi l’expérimentation de scooters électriques en libre-service », annonce Bertrand Serp, au nom de Toulouse Métropole. L’entreprise barcelonnaise Yugo est déjà sur les rangs pour développer ce service.
De belles perspectives alors qu’un projet urbanistique majeur se dessine avec le futur quartier de la gare. Intitulé Toulouse Euro Sud Ouest (TESO), il devrait attirer de nombreuses entreprises autour du numérique.

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