Comment monétiser les innovations du « smart building »

Un bâtiment intelligent apporte désormais des services totalement nouveaux. Conséquence : les business modèles évoluent, notamment sous l'influence des startups innovantes du secteur.

Les nouveaux bâtiments « intelligents » sont plus que de simples bâtiments. Ces constructions intègrent désormais une couche d’outils numériques permettant d’optimiser la consommation de ressources énergétiques et de favoriser le confort des usagers. Ces bâtiments deviennent aujourd'hui des fournisseurs de services. Conséquence de cette évolution, leur monétisation change elle aussi.

De fait, « les nouveaux modèles économiques sont axés sur les services plutôt que sur le produit », relève Emmanuel François, le président de la Smart Building Alliance. Cela revient à faire passer les CAPEX (dépenses d'investissements) en OPEX (dépenses d'exploitation).

Des bénéfices non matériels

En outre, « les nouveaux modèles économiques sont basés sur tous les bénéfices que le bâtiment numérique apporte », résume Chekib Gharbi, le directeur général du Centre d’Innovation des Technologies sans Contact (CITC). 

« Le bâtiment va suivre le même modèle que celui de la téléphonie : un téléphone est la plupart du temps vendu avec des services »

De fait, ce qui est vendu à l’utilisateur final prend désormais en compte des bénéfices non matériels, tels que le confort, les économies d’énergies et l’optimisation de l’occupation des espaces. Il est d'ailleurs envisageable de passer à un modèle d’abonnement dans lequel la valeur ajoutée est facturée tout au long de l’exploitation du bâtiment. « Le bâtiment va suivre le même modèle que celui de la téléphonie : un téléphone est la plupart du temps vendu avec des services », prédit même Emmanuel François.

Les données collectées dans un bâtiment intelligent n’ont pas seulement un intérêt pour son gestionnaire. « Pour définir un nouveau modèle, il faut bien identifier qui va profiter de l’investissement, sur l’ensemble de la chaîne », remarque de son côté Camille Thiriez, le pdg de la start-up EffiPilot. Ces données peuvent effectivement aussi intéresser d'autres acteurs, comme les assureurs, par exemple. « On peut imaginer que le promoteur aille au contact d’assureurs et leur propose des données, pour qu'ils puissent adapter leurs polices d’assurance », illustre le président de la Smart Building Alliance.

Des acteurs historiques bousculés

L’évolution est d’autant plus nécessaire que les acteurs industriels historiques ne sont plus seuls sur le secteur. Des startups comme EffiPilot, StereoGraph ou Jooxter viennent les bousculer, en proposant directement des services. Bref, selon Emmanuel François, c’est aux gestionnaires de parc immobiliers de faire pression sur les promoteurs et les installateurs afin qu'ils évoluent vers ces nouveaux modèles.

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