« Entrepreneurs français, il y a des places à prendre à Hong Kong ! »

Bpifrance a amené 7 entreprises françaises à Hong Kong dans le cadre de la mission « Smart Cities ».
La ville veut devenir une vitrine de la Smart City en Asie et propose pour cela un système fiscal et juridique propice aux affaires, riche en opportunités pour les entreprises françaises.
A l’occasion de cette mission, nous avons posé 3 questions à Mélanie Gaudin, directrice du bureau Business France Hong Kong. Découvrez ses conseils pour s’y implanter.

Est-ce le moment de s’intéresser à ce marché ?

Hong Kong est actuellement en pleine transformation. Une ville historiquement tournée vers l’immobilier, la finance et le luxe dont les autorités souhaitent depuis  2 ou 3 ans faire évoluer leur économie vers les nouvelles technologies. Depuis 2009 l’écosystème hongkongais a vu son nombre de startups tripler, et de grands acteurs mondiaux y ont installé leur centre de recherche pour l’Asie, comme le MIT ou l’institut Karolinska (qui décerne chaque année le prix nobel pour la médecine).

Hong Kong essaie également de combler son retard vis-à-vis de sa grande rivale Singapour, sur les questions de « smart city », et le gouvernement vient de lancer un plan ambitieux sur 10 ans sur l’ensemble des composantes de la ville durable. 

Tous les grands groupes français de construction et d’environnement sont présents depuis de nombreuses années, ce n’est pas un hasard.

Par ailleurs, Hong Kong reste une vitrine pour la Chine et l’Asie dans les domaines du luxe et du retail, et se positionne également sur les marchés des nouvelles technologies notamment sur les problématiques de big data.
Donc oui, c’est le moment de s’intéresser à Hong Kong, il y a des places à prendre.

Quels sont les secteurs porteurs sur lesquels peuvent se positionner les entreprises françaises ?

L’alliance des atouts structurels et géographiques de Hong Kong (2e place financière en Asie hors Tokyo, au cœur de la région de la rivière des perles, et principal carrefour économique de l’Asie grâce à son port franc et la totale liberté de mouvements de capitaux sur son territoire) offrent de nombreuses opportunités dans les secteurs tels que l’IOT, la Fintech, le big data, la logistique et la robotique.

Le souhait des autorités de faire de Hong Kong une vitrine de la ville intelligente, permet la conquête de nouvelles parts de marché dans les transports électrique, l’efficacité énergétique des bâtiments et le traitement des déchets.

Par ailleurs, Hong Kong reste le plus grand marché du vin français, et des fins connaisseurs de la gastronomie offrant de belles places à l’agroalimentaire français. Y compris pour la cosmétique ou la mode, la France reste dans le peloton de tête des pays exportateurs dans la Région Administrative Spéciale. Cependant, le ralentissement chinois, dont les touristes représentent 30 % de la vente de détail à Hong Kong, rend l’accès au marché plus compliqué actuellement.

 

Comment recommandez-vous de travailler à Hong Kong ?

Trouver le bon partenaire reste la clé

L’implantation d’une structure juridique à Hong Kong (bureau de représentation, filiale, ou création de société) est administrativement très simple et rapide (2 à 3 jours pour un bureau de représentation). La fiscalité avantageuse (pas de TVA, pas de taxe sur les plus-values, taux d’imposition des revenues à 15 % et des bénéfices à 16 %),  et un système juridique favorable aux affaires (issus de la Basic Law anglo-saxonne), fait de Hong Kong un paradis pour les entrepreneurs. La main d’œuvre est très bien formée, mais l’absence de chômage rend parfois difficile la pérennisation des équipes, le turn-over dans certaines structures peut-être très importantTrouver le bon partenaire reste la clé. Malgré l’apparence « occidentale » de Hong Kong, la ville reste un marché à part, avec ses codes et pratiques commerciales bien à elle.

Quels sont les 3 conseils que vous donneriez aux entrepreneurs français qui s’intéressent au marché hongkongais ?

1/ Bien analyser les motivations de sa présence sur le marché hongkongais : suivre les clients locaux, développer une stratégie régionale, incluant ou pas le marché chinois, etc. Toutes ces options sont bien entendues envisageables mais induisent souvent des réflexions différentes sur la structure à mettre en place, sur l’utilisation du hub logistique que représente la ville, le choix du partenaire et le réseau de distribution à mettre en place.

2/ Maintenir une relation commerciale active avec les opérateurs majeurs, même en présence d’un partenaire. Hong Kong est une vitrine internationale, où s’exerce une concurrence mondiale. Il est très important de garder des liens réguliers avec ses clients et prospects.

3/ Identifier rapidement un partenaire local ou bien établir une présence locale. Et mettre en place un marketing et une communication rigoureuse.

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