Environnement : de l’eau potable partout grâce aux valises Sunwaterlife

Pour répondre aux problèmes d’accès à l’eau potable dans certaines régions du monde, la société toulousaine Sunwaterlife, a conçu des valises portatives et autonomes qui transforment l’eau contaminée en eau portable.  Entretien avec Christophe Campéri-Ginestet et Hervé Le Berre, les cofondateurs de Sunwaterlife.

Plus de 750 millions de personnes soit 11 % de la population mondiale (source Unicef) sont encore privées d’eau potable. Une situation qui va s’améliorer grâce aux valises de Sunwaterlife, fondée fin 2014 à Toulouse par Christophe Camperi-Genestet et Hervé Leberre. « À l’époque, nous étions dans le solaire photovoltaïque en Afrique et nous avons constaté l’existence d’un sérieux problème d’accès à l’eau potable » évoque Christophe Camperi-Genestet.

Une valise portable : solution simple d’utilisation, robuste, autonome en énergie

La valise contient un système de purification d’eau composé d’une pompe, d’un préfiltre et de membranes de filtration. Il existe deux technologies : l’osmose inverse pour la contamination bactériologique (bactéries et virus) et physico-chimiques (fluor, arsenic, mercure), et l’ultra filtration qui élimine bactéries et virus.

« Le système est alimenté par des panneaux solaires souples intégrés dans le capot de la valise » décrit l’ingénieur. Une valise Aqualink Trip (osmose inverse) ou UF (ultrafiltration) de 25 kg peut être transportée facilement, sur un vélomoteur ou un âne. « Il suffit de se rendre à la mare polluée, de jeter une crépine (tuyau) dans l’eau, de déployer les panneaux et d’enclencher la pompe pour avoir de l’eau portable » précise le co-fondateur.

"Le soutien de Bpifrance nous a permis de développer les valises et de déposer nos deux brevets"

logo Sunwaterlife

La valise Trip coûte 6 000 euros et l’UF 3 500 euros. La start-up de trois salariés hébergée dans la pépinière d’entreprises de l’Oncopole de Toulouse a également mis au point des dispositifs fixes et plus puissants, les Skid. Les valises produisent 60 et 300 litres à l’heure contre plusieurs milliers de litres pour les Skid.

Bpifrance a soutenu la start-up via une subvention de 40 000 euros en 2014 puis avec un prêt innovation de 160 000 euros en 2016. « Ça nous a permis de développer les valises et de déposer nos deux brevets » apprécie Christophe Camperi-Genestet. À venir : l’Aqualink Kiosk, capable de produire 1 à 3 mètres cubes d’eau purifiée.

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