French Fab ou la grande richesse du tissu industriel français

Après la French Tech et la French Touch, c’est au tour de la French Fab de faire parler d’elle ! Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, à l'initiative de ce nouveau réseau, fait le point dans cet entretien sur cette « manière française de faire de l’industrie ».

Après la French Touch, la French Tech, vous mettez en avant la French Fab. De quoi s’agit-il ?

Nicolas Dufourcq
La French Fab, c’est la manière française de faire de l’industrie, c’est l’écosystème de l’industrie française qui est trop méconnu et qui mérite toute notre considération.
C’est l’idée que l’industrie française n’a absolument pas disparu, que nous avons un million d’ingénieurs en France comme il y a un million d’ingénieurs en Allemagne, et que tout ce tissu d’entreprises industrielles de rang 1, 2 ou 3 va connaître un développement significatif avec l’usine du futur, avec les objets connectés.

La French Fab, c’est un peu la French Touch dans l’industrie !

Vous avez déclaré qu’il s’agit de redonner confiance et fierté aux industriels français, pourquoi et comment ?

Pourquoi ? Parce que le grand récit national de nos voisins allemands c’est le Mittelstand, qui est un récit protecteur, qui rassure tout le monde, auquel tout le monde se relie. IL est clair qu’à partir du moment où quelque chose est nécessaire pour le Mittelstand, toute l’Allemagne se serre les coudes pour pouvoir le fournir. Donc c’est une priorité nationale, mais qui est fondée d’une certaine manière sur un récit patriotique. Il faut réussir ça aussi en France. Je pense qu’il y a une équation qui part de la fierté qu’on peut entretenir pour la French Fab, qui va ensuite vers toutes sortes d’actions d’initiative publique et privée destinées à accompagner les efforts des entrepreneurs.
De même qu’on a réussi avec la French Tech à révéler à la fois un phénomène générationnel, une énergie et des talents, avec l’ombrelle de marque French Fab on peut révéler également la grande richesse de ce tissu industriel, donner envie aux gens de les accompagner, aux jeunes de rejoindre ces entreprises-là.

Quels sont les atouts de la French Fab ?

Les atouts, fondamentalement, c’est la grande qualité de nos ingénieurs et de nos produits, la créativité française, l’ingéniosité, les solutions qu’on est capable de mettre en œuvre. On voit bien dans les objets connectés par exemple qu’on est très en avance.

Certains types d’entreprises industrielles sont-ils plus impliqués que d’autres ?

"La French Fab, c'est un écosystème totalement maillé, dans lequel les grands groupes ont une responsabilité très importante."

Toutes les entreprises industrielles sont concernées, de la plus petite jusqu’aux usines de Thalès, toutes représentent la French Fab. Il faut comprendre que la French Fab ça va du petit au gros, et qu’entre les deux, par nécessité, il y a une solidarité incroyable. La French Fab, c’est un écosystème totalement maillé, dans lequel les grands groupes ont une responsabilité très importante.

Dans cet écosystème, quel est le rôle de Bpifrance ?

C’est de révéler et par conséquent de donner envie aux banquiers de financer, aux clients, étrangers en particulier, de respecter cet écosystème. On n’imagine pas à quel point la France n’est pas considérée pour son industrie. Il faut faire un énorme travail de reboarding comme on dit, c’est-à-dire de réaffirmation de notre puissance et de nos forces, y compris dans les domaines les plus technologiques de l’industrie.

L’usine du futur, la transition numérique, apparaissent aujourd’hui comme des facteurs clé de la compétitivité des entreprises industrielles. La France est-elle bien placée ?

Elle est très bien placée. Elle a raté toute la vague de la machine-outil qui a été prise entièrement par les Allemands, la machine outil-française a pratiquement disparu. En revanche l’installation d’une informatique connectée et des objets connectés dans le monde de la machine-outil est une opportunité formidable pour la France. La France peut être l’un des pays qui va complètement digitaliser l’industrie. C’est ce à quoi on essaye de contribuer, nous, avec nos prêts Usine du futur, contribuer à convaincre les industriels français de cette opportunité-là.

Photo: © Fabien Breuil

 

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