La première édition de Global Industrie, nouveau rendez-vous de la profession, a mis en lumière la diversité et l'excellence des entreprises de l'Hexagone. Résolument tournée vers l'avenir, la technologie et le reste du monde, La French Fab s'est fait remarquer sur ce salon et au-delà. 

C’est un vent de renouveau qui a soufflé sur les 100 000 mètres carrés du salon Global Industrie, du 27 au 30 mars, au Parc des Expositions de Villepinte. Des plus beaux fleurons industriels aux jeunes pousses en passant par de nombreuses PME et ETI, sans oublier les pôles de compétitivité, les centres de recherche et les incubateurs, tout l’écosystème et tous les pans de l’industrie française se sont réunis à l'occasion de la première édition de cette rencontre au sommet, née de la fusion de quatre salons déjà fréquentés par la profession. Point d’orgue de la Semaine de l’Industrie, l’événement avec quelque 50 000 visiteurs, dont un quart venus de l'étranger, et a connu bien des temps forts : conférences, tables rondes, animations, expositions, rencontres et récompenses.

Attirer les talents et accélérer vers l’usine du futur

Le tout avec un emblème, visible aux quatre coins du salon : le coq au plumage bleu, étendard de l’industrie française en mouvement, lancé en octobre dernier. Il était arboré en signe de reconnaissance et de ralliement par bien des participants, tandis qu’un grand modèle, usiné par Sodistra, une entreprise qui conçoit et fabrique des solutions de traitement d'air sur mesure, basée en Mayenne - premier département à avoir adopté l’étendard - ornait le pavillon de La French Fab.
Le ton était donné dès l’ouverture, avec un « petit-déjeuner des industriels en mouvement », organisé sur le stand de La French Fab. « La French Fab, c’est avant tout le cri du cœur des PME industrielles et des ETI que Bpifrance accompagne tous les jours, et qui ont exprimé ce besoin d’avoir un étendard qui montre la beauté de leur métier et les aide à se développer à l’international », a lancé Fanny Letier, directrice exécutive des Fonds propres PME de Bpifrance.

Le moment est propice : l’industrie française se porte mieux et davantage d'usines ont été ouvertes l'an dernier que fermées dans l’Hexagone. Pour autant, beaucoup reste à faire, en particulier pour attirer les talents - véritable nerf de la guerre - et, au vu de la faible maturité numérique des entreprises tricolores, pour renforcer l'élan vers l’usine du futur. « C’est tout le sens de la French Fab. Il s'agit, sous cette bannière, d'opérer la transformation et d'emmener nos entreprises à l’international », a souligné Fanny Letier. Une initiative qui se décline également en région.

Paroles d’industriels : la fierté retrouvée

Plusieurs chefs d’entreprise ont partagé leur vision. Erwan Coatanéa, Pdg de Sodistra, a illustré l’un des avantages d'être ensemble, celui de « chasser en meute. » Une tactique qui a permis à l’entreprise d’augmenter récemment sa part de l’export. Le coq bleu rapproche les entreprises tricolores au sein des salons internationaux, leur permet de nouer des relations et même de proposer des solutions à des clients ensemble. Une autre manière de jouer collectif a été mise en avant par Jean-Louis Louvel, patron du groupe Palettes Gestion Services, à l’origine, avec plusieurs sociétés normandes, de l’école Nfactory, un parcours qui propose de former en trois mois du personnel qualifié correspondant aux besoins de l’entreprise.

Autre enjeu, pour Anne-Charlotte Fredenucci, présidente du groupe Ametra, spécialisé dans l’intégration de systèmes mécaniques, électroniques et électriques, celui de « partir du besoin du client pour aller jusqu’à l’usine, avec un souci de continuité numérique afin qu'un seul dossier de données soit transmis de A jusqu’à Z. » Surtout, pour la patronne de cette société zéro papier et championne de l’impression 3D, le coq bleu lui permet de retrouver toute sa « fierté d’industriel. » De quoi espérer aussi attirer plus de jeunes vers ces professions...

Les pépites industrielles en ordre de marche

Une trentaine d’entreprises exposaient leur savoir-faire sur le stand de La French Fab. Ainsi de Novae Aerospace

La French Fab est synonyme d'échanges et porteuse de promesses.

Pour ce sous-traitant aéronautique, qui compte près de 450 collaborateurs et est présent au Maroc et en Roumanie, l'étendard est synonyme d'échanges et porteur de promesses. Tandis que du côté de la PME strasbourgeoise Mecasem, spécialisée dans la métrologie et les essais industriels, l'envie est de « migrer vers l’industrie 4.0 ! » au pas de charge. Pour une société qui planche sur la géolocalisation des instruments de mesure, c'est essentiel. Quelques mètres plus loin, Colibri, une filiale de l’ETI Viseo, présentait son logiciel de supply chain, permettant de gérer les stocks. D'autres industriels étaient aussi de la fête, sur le stand de La French Fab. Au hasard, GlobalSensing Technologies, une jeune société spécialisée dans les systèmes de reconnaissance visuelle, utiles dans la maintenance prédictive. Cette dernière veut davantage percer à l’international. Elle pouvait demander des conseils à Pinette Emidecau Industries, spécialisée dans les machines d’assemblage depuis plus d’un siècle, et qui réalise déjà une part significative de son chiffre d’affaires à l’étranger, puisque les deux étaient sur le même stand, de même que la plateforme de machine learning automatisé Prevision.io et le producteur de batteries Vlad.

Des innovations à foison

Au-delà du stand de La French Fab, nombre d'entreprises étaient présentes au salon Global Industrie, prêtes à répondre aux demandes ou à les solliciter. Au pavillon de la région Nouvelle Aquitaine, la petite société EZ-Wheel faisait rouler des chariots équipés de leur roue autonome. Sur le stand de l’Auvergne-Rhône-Alpes, première région industrielle de l’Hexagone, la toute jeune entreprise Mega 3D présentait son procédé de fabrication additive avec de la cire de fonderie, tandis que le GIE Manutech USD expliquait le fonctionnement de son laser femtoseconde, qui permet un travail d’une précision nanométrique. Enfin, au sein d’un showroom phygital, l’intégrateur lyonnais de solutions de mobilité Berthelet exposait une navette intelligente conçue par Navya.

Toujours dans l’espace Smart du salon, le Carré de l’ingénierie et le village de la maintenance voisinaient avec la zone réservée aux start-up. Les jeunes pousses y affichaient leur enthousiasme, à l’instar de MC Robots, créatrice d’un logiciel pour piloter les robots, tout comme Beelse, une start-up chambérienne qui propose de produire des pièces détachées en fabrication additive via un clic et partout dans le monde ! Plus loin, le vaste espace du salon MIDeST accueillait de son côté le savoir-faire en sous-traitance. Mais il ne faudrait pas oublier l’animation phare de l’événement ! Une usine connectée éphémère entraînant le visiteur dans toutes les phases de la production d’une médaille - cobots, réalité virtuelle et 3D à l'appui. Pas étonnant qu'elle était toujours bondée...

L’événement a également été l’occasion de remettre à quatre lauréats le label « Vitrine Industrie du Futur », de l’Alliance de l’industrie du futur. Engie, Michelin, Lenze et Pellenc ont ainsi été distingués. Enfin, l’espace d’une soirée, le salon s’est transformé en théâtre des « Oscars », récompensant avec des Global Industrie Awards six entreprises innovantes, parmi lesquelles Edeis, pour la construction d’un banc d'essai moteur d'avion à l'air libre… Il ne reste plus qu'à attendre les entreprises qui s'illustreront à la prochaine édition du salon, prévue en 2019 à Lyon.


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