Il était un fruit, le savoir-faire Made in Montpellier va bientôt s'exporter

Des fruits séchés, pour grignoter sainement : l'ambition d'une mère de famille pour ses enfants s'est muée en entreprise. Déjà largement distribuée en France, la gamme, qui privilégie le sourcing local et limite le gaspillage de produits déclassés, se lance à l'international.

L'histoire d'Il était un fruit a toutes les caractéristiques d'une belle réussite en perspective, avec d'abord, dans la grande tradition américaine, celle d'avoir débuté dans un garage ! Celui de Laure Vidal, co-fondatrice, avec Annabelle Borghini et Stéphane Cazottes, de la société, en 2014. Cette mère de famille cherche à faire manger quotidiennement les cinq fruits et légumes réglementaires à ses enfants. Pas toujours si facile. Surtout hors saison. Elle a donc commencé à faire sécher des fruits dans un déshydratateur ménager, au fond du garage familial. Pas toujours une réussite, mais certains fruits se hissent en haut du panier : pommes, fraises, pêches, poires. Alors pourquoi pas en faire un métier, et une société ? L'idée est lancée !

Procédé breveté

Mis en place avec le Cirad Montpellier, le procédé, breveté, de séchage des fruits par déshydratation, sans sucre ajouté ni additif, garantit une conservation pendant huit mois des pétales de fruits. Le réseau de fournisseurs, principalement basés en Occitanie et issus de l'agriculture raisonnée, est mis sur pied. Conditionnés dans des sachets recyclables de 15 à 45 grammes, de nouveaux snacks, au delà de cibler les enfants, sont conçus pour séduire les femmes actives, les sportifs, les familles en voyage ou en randonnée. Et c'est bientôt une tonne de fruits séchés - à partir de dix fois plus de fruits déclassés - qui est produite par semaine. Les distributeurs en redemandent. Puis, tout s'enchaîne.

Automatiser les process

En mars dernier, la société lève 1,2 million d'euros (auprès de Irdi Soridec, Sofilaro, Seventure, Angels for Food, Vivacto et InVivo Invest) pour accélérer la distribution de ses produits en France et investir d'ici la fin de l'an prochain près de 500 000 euros dans des équipements industriels pour automatiser les process.
En mai dernier, c'est Carrefour qui la distingue, dans le cadre de son quatrième salon des PME et de l’Innovation pour sa démarche responsable qui valorise des fruits ne pouvant être commercialisés sur le marché du frais, issus d’agriculteurs partenaires de Languedoc-Roussillon. Limitation du gaspillage agricole et amélioration de l'économie de la filière, donc.

Accompagnée par la pépinière Via Innova, à Lunel (Hérault) la start-up table sur un chiffre d'affaires de 500 000 euros en 2017 et vise les 5 millions en 2020, avec une trentaine de salariés (contre un effectif de 12 personnes actuellement). Une expansion à l'international devrait l'aider à atteindre ses objectifs, avec une présence sur un premier salon, le Salon Anuga, à Cologne, dans le but de conquérir l'Europe du nord, friande de snacks, d'autant que les repas y sont plus fractionnés que dans l'Hexagone.

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