Les industries de la French Touch s’emparent de la culture

Quelque 500 entreprises hexagonales du secteur des industries culturelles et créatives (ICC), de la start-up au grand groupe, ont répondu à l’appel de Bpifrance, le 11 juillet dernier à Paris, pour venir échanger, s’informer, réseauter… et montrer leur excellence dans toute leur diversité.

De la mode à la gastronomie en passant par le design, le livre, le cinéma, les musées, la musique, le spectacle vivant… sans oublier la publicité ou l’architecture, la French Touch s'empare de la culture. Symbole du savoir-faire et du lifestyle à la française, mélange de tradition et d’originalité, la French Touch était à l’honneur, à la soirée "Les industries de French Touch en mouvement" organisée le 11 juillet dernier sur les toits de Paris, au restaurant La Maison Blanche, haut lieu de la gastronomie française. Professionnels et représentants d’entreprises de toutes tailles opérant dans l’univers des industries culturelles et créatives (ICC) hexagonales s'y sont réunis.

Dans les pas de la French Tech

« Ce que nous souhaitons, avec nos capitaux et notre accompagnement, à travers des prestations de conseil et d’accélération, de même qu'en étant à vos côtés dans la réalisation de vos rêves, c'est que le monde entier comprenne que la France excelle aussi dans l'industrie de la création. Nos professionnels sont hyper-créatifs, dans des secteurs qui vont de la maroquinerie à la post-production », a lancé Nicolas Dufourcq, directeur général de bpifrance, devant une salle comble, à l’ouverture de l’événement.

« Nous sommes non seulement le pays de la créativité mais aussi de l’audace », a renchérit Isabelle Giordano, directrice générale d’UniFrance, organisme de promotion du cinéma français à l’export, qui vient de rendre les conclusions d’un rapport visant à écrire une feuille de route pour exploiter le potentiel des ICC françaises à l’exportation. Son message ? « J’insiste sur l’idée de chasser en meute et d’être regroupés », a-t-elle martelé, en prônant en outre « la nécessité d’être dans les pas de la French Tech, puisque ces professionnels ont montré la voie et le modèle avec un label très fort. »

Avec une part de 5 % du PIB français, les industries de la French Touch, composées de dix secteurs d’activité, regroupent de fait des marques de renom qui portent haut l’étendard du savoir-faire français à travers le monde. Et elles se trouvent aujourd’hui traversées par les technologies numériques et les nouveaux usages, permettant de démultiplier leur pouvoir d'attraction, comme l’a souligné une nouvelle étude de Bpifrance le Lab « Créativité déroutée ou augmentée : comment le numérique transforme les industries de la French Touch », présentée à l’occasion de l’événement.

Éventail de créativité

Ils étaient, au cœur de l’événement, plusieurs dirigeants d’entreprises à monter sur scène pour parler créativité et réussite, offrant ainsi un panorama des plus divers de la French Touch. Fer de lance de la France à l’international, la gastronomie était ainsi représentée par Akrame Benallal, jeune chef étoilé et innovant, dont la cuisine française réinventée, les restaurants et les deux cents employés à travers le monde ne cessent de surprendre et satisfaire les gourmets, de Paris à Hong Kong.

« Etre Français, dans notre secteur, est un facteur de légitimité incroyable, voire un avantage compétitif.» Michaël Jaïs, Launchmetrics

Dans un tout autre domaine, Michaël Jaïs, Pdg de Launchmetrics, une entreprise pionnière dans la gestion des campagnes d’influence, notamment dans la mode, le luxe et la beauté, a affirmé : « Etre Français, dans notre secteur, est un facteur de légitimité incroyable, voire un avantage compétitif. C’est ce qui nous a permis de devenir leader mondial dans notre domaine. » Incontournable dans le paysage des ICC, la mode s'est illustrée grâce aux créations et au témoignage d’Anne-Fleur Broudehoux, co-créatrice de Roseanna, une marque qui habille les femmes dans un style négligé-raffiné et qui a grandi à l’international tout en fabriquant en France. 
Le patrimoine français est une source d'inspiration qu’a su exploiter Histovery, une start-up à l’origine d’un dispositif de réalité augmentée permettant de réenchanter l’expérience des visiteurs des musées en remontant le temps. Et Bruno de Sa Moreira, son Pdg, de plonger la salle dans la chambre de Marguerite d’Angoulême au château de Chambord à l’époque de François 1er

Frédéric Jousset, co-fondateur du spécialiste de la relation client Webhelp et administrateur du Louvre a, quant à lui, exprimé sa « conviction que l’on peut créer un cluster qui s’appellerait artech, au croisement de l’art et de la technologie », en estimant, par ailleurs, que les opérateurs culturels doivent valoriser de façon durable les marques, l’expertise et le savoir-faire, ainsi que l’immobilier. 
Fleuron industriel français et leader mondial de la post-production, Technicolor a indéniablement su marier la technologie et la créativité. Frédéric Rose, le Pdg du groupe, en a livré l’illustration en immergeant le public dans les effets spéciaux numériques du célèbre Livre de la jungle, ressorti l’an dernier par Disney, qui a valu à Technicolor un Oscar. De son côté, Dominique Dubois, patron de Multiplast - une PME spécialisée dans la conception et la construction de bateaux, aujourd’hui une entreprise du patrimoine vivant avec une activité diversifiée dans la fabrication de pièces, de l’aéronautique au luxe - a surtout rappelé au large public présent l’importance des réseaux.
Enfin, c’était à Olivier Mardi, PDG de Zorba, de clore cette séance de paroles d’entrepreneurs, autour de sa création, Frenchwaves, un dispositif trans-média international racontant l’histoire de la musique électronique française et qui a popularisé l’expression « French Touch ». Celui qui a co-construit ce projet à 360 degrés, incluant un documentaire, une web série, une plateforme électronique et une tournée mondiale, n’a pas manqué d’insister sur la nécessité de croiser les savoir-faire et de décloisonner les industries culturelles.


Le networking, dans le sillage de la réunion, a précisément été l'occasion de décloisonner. Ainsi, Alexandre Legay, co-fondateur de la Fabrique de la Danse, un incubateur de chorégraphes, venu pour « réseauter » et « comprendre ce mouvement », affichait sa satisfaction quant à son objectif. « On noue des contacts », a lancé de son côté, entre deux conversations, Jean Gaillard, co-fondateur de Nomalab, spécialisé dans la logistique numérique de contenus. Charlotte de Fayet, dirigeante du spécialiste du tricot de luxe Molli, confiait pour sa part avoir en particulier apprécié les notions de réseau et de chasse en meute. « J’aime le projet », a-t-elle assuré. Autant dire que la vague French Touch est prête à déferler sur le monde…

Crédit photos :©Gilles Petipas

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