La Maison Mulot et Petitjean : des produits revisités en permanence

Spécialisée dans le pain d'épices et les nonnettes depuis 222 ans, la Maison Mulot et Petitjean n'oublie pas d'humer l'air du temps. La fabrication artisanale n'empêche ni l'innovation ni l'accroissement de la production.  Découvrez cette façon de faire atypique de cette entreprise devenue l'emblème du pain d’épice dijonnais.

La moutarde et la crème de cassis : Français et touristes du monde entier reconnaissent instantanément ces spécialités comme étant dijonnaises. Mais il ne faudrait pas oublier le pain d'épices. Et pas n'importe lequel ! Contrairement au pain d'épices alsacien, celui de Dijon, avec pour emblème la Maison Mulot et Petitjean, est fabriqué à base de farine de froment et contient peu d'épices. Une spécificité rendant le produit moins fort en goût, « et qui est de nature à séduire de nouveaux palais, peu habitués au pain d'épices, en particulier à l'étranger », déclare à cet égard Catherine Petitjean, qui, depuis 1998, dirige, comme son père, son grand-père et son arrière grand-père avant elle, l'entreprise.

Une nonnette anti-stress

Conquérir de nouveaux palais, telle est bien la stratégie de la société dijonnaise. Et coller à la nouvelle demande des consommateurs. Mulot et Petitjean a ainsi lancé une nouvelle nonnette, autre spécialité de la maison. Mais, là encore, pas n'importe laquelle ! Une nonnette à destination de ceux qui veulent rester zen. Enrichie en magnésium et en vitamines B5 et B6, fruit de la recherche menée pendant un an avec les spécialistes d'un laboratoire local, elle contribue au fonctionnement normal du système nerveux et des fonctions psychologiques, en régulant l’humeur, le bien-être et le sommeil. A cela s'ajoute des mini-nonnettes, qui s'avalent en une bouchée, pour épouser le développement de la restauration rapide. De même, révèle la directrice générale de Mulot et Petitjean, « la société élargit sans cesse sa gamme, avec de nouveaux fourrages - caramel, chocolat, citron - pour les nonnettes », sans oublier de plancher sur de nouveaux produits et même de nouveaux emballages, dont elle ne veut rien dire, pour préserver son avantage concurrentiel...

En outre, la société a construit, en 2016, une extension de plus de 1 000 m² sur son site de fabrication, avec un outil de production rénové, « afin d'améliorer l'organisation du travail et d'accroître la production, ainsi que la qualité et la traçabilité des produits », explique Catherine Petitjean. Et pour le marketing, elle mise sur un espace muséal, créé avec l'extension de l'usine dans la partie historique du bâtiment. Une façon d'ancrer la société dans le paysage local, régional et même national. Labellisée en 2012 Entreprise du Patrimoine Vivant, pour un savoir-faire qui remonte aux Ducs de Bourgogne, la Maison Mulot et Petitjean, créée en 1796, se verra bientôt exposée sur la façade du Musée des Arts et Métiers à Paris. « Une belle vitrine », se réjouit la patronne de cette PME bourguignonne.

Aujourd’hui, la société produit près de 550 tonnes de pain d'épices et autres nonnettes par an (contre un chiffre inférieur à 300 en 2010), qu'elle vend principalement dans la grande distribution (notamment en marque de distributeur) et les épiceries fines, dont plus de 21 % à l'étranger. En 2017, elle a enregistré un chiffre d'affaires de 5,8 millions d'euros, contre 2,7 millions en 2010.

Privilégier la RSE

La directrice générale pourrait se reposer sur ses lauriers. Ce n'est pas le cas ! Ses projets ? Mettre encore plus la RSE au cœur de l'entreprise

« Nous avons beau être une PME,  nous devons être exemplaire »

Économies d'énergie, recyclage des emballages, lutte contre le gaspillage : autant de chantiers qu'elle compte voir aboutir dans les 10 ans à venir. Déjà, Mulot et Petitjean pratique le management participatif, les salariés étant associés à la réflexion et aux initiatives concernant le développement de l'entreprise. Pour Catherine Petitjean, c'est une évidence. « Nous avons beau être une PME, nous devons être exemplaire, assure-t-elle. Et nous avons la taille pour le faire. »

Elle n'oublie pas non plus la relève. Mère de quatre filles, elle ne veut certes pas imposer la direction de l'entreprise à l'une ou plusieurs d'entre elles, mais souhaite néanmoins « faciliter la transmission et la vie des éventuelles repreneuses - et la mienne », dit-elle. D'ailleurs, tandis que l'une de ses filles est directrice des ressources humaines de Mulot Petitjean et une autre, plus jeune, actuellement en stage dans une société agroalimentaire, Catherine Petitjean espère bien voir la société familiale dirigée par « un binôme » à l'avenir. Une façon de poursuivre dans la grande lignée des fabricants de pain d'épices de Dijon.

Partagez cette actu !
Abonnez-vous !

Recevez les dernières actualités directement dans votre boîte email.

CONNECTEZ-VOUS AVEC L’UNIVERS ENTREPREUNARIAL

Ne perdez pas le fil


Une erreur est survenue sur la page.


Cliquez ici pour retourner à la page d'accueil

RT @patricebegay: Fêtez aussi la musique le 11/10 à @Bpifrance #InnoGeneration Merci @LucieElisaJulie & @Mae_Officiel qui nous feront l’hon…