Un bonbon sur quatre fabriqué en France est vendu hors du pays. En revanche, la balance commerciale est déficitaire. Trois exemples de PME qui veulent renverser cette tendance.

Tout monde connaît - et achète - les bonbons de la marque allemande Haribo, ou le Toblerone et les Malabar, de l'Américain Modelez... Résultat, la France importe plus de confiseries qu'elle n'en exporte, même si, dans ce domaine, un bonbon sur quatre fabriqué en France est vendu à l'étranger. Un peu moins de 40 % de ces exportations sont des produits de niche : calissons, pâtes d’amandes et autres nougats. Face aux grands groupes internationaux, un tissu composé, dans sa très grande majorité, de PME françaises. Qui n'ont pas l'intention de baisser les bras.

Savoir-faire traditionnel

Au contraire, le secteur veut capitaliser sur les avantages de la filière, notamment son savoir-faire traditionnel et la proximité des ressources en sucre pour gagner des marchés. A l'exemple des Calissons d'Aix, de la marque Le Roy René, partie à la conquête des Etats-Unis l'an dernier avec une première boutique ouverte à Miami. Ce ne sera sans doute pas la seule : l’objectif de la société, reprise en 2015 par Olivier Baussan, le fondateur de L'Occitane, est de réaliser un cinquième des ventes hors de France pour les 100 ans de la fabrique, en 2020. Pour ce faire, le Roy René a renouvelé sa gamme, mais tout en gardant la recette originelle des calissons : un tiers sirop de sucre, un tiers de melon de Cavaillon confit et un tiers d'amandes.

Quant à la société clermontoise Cruzilles, fondée en 1880 et dernier des confiseurs encore en activité dans la région, elle produit des pâtes de fruits et des fruits confits, et réalise déjà 15 % de son chiffre d'affaires (quelque 8,5 millions d'euros) à l’export (dans 32 pays, avec 90 clients). Elle veut aujourd'hui renouer avec la tradition du thermalisme en Auvergne, qui attirait des étrangers, friands de ses produits haut de gamme. La clientèle britannique, japonaise et celle des Emirats ne demande qu'à être encore plus séduite, avec de nouveaux parfums et de nouvelles textures, lancés par la société. Dans ce but, Cruzilles a consenti de lourds investissements, et affecté deux spécialistes à l'export (sur 100 salariés), qui la représentent également dans les grands salons professionnels à l'étranger.

Enfin, le confiseur nordiste Verquin, propriétaire des bonbons traditionnels Pastille du Mineur, et, depuis 2013, de la marque de bonbons acidulés les Têtes brûlées (pour les enfants de 8-14 ans) mise sur ce dernier produit, très apprécié à l'international, ainsi que sur des gammes baptisées Verquin French Confiseur, pour doubler ses ventes à l'étranger (20 % d'un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros actuellement) à l'horizon 2020. Si les efforts des PME françaises pourraient prendre deux ou trois ans avant de porter leurs fruits, tant la concurrence des produits de masse étrangers est grande, le succès n'en sera que plus doux...

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