La filière électronique se met en ordre de marche dans l'Ouest

La filière électronique de l'Ouest conforte sa position avec la signature d'une convention Recherche-Formation-Innovation entre le cluster West Electronic et les acteurs régionaux de la formation et de la recherche.

L'inauguration de la Cité des objets connectés, le 12 juin prochain à Angers, n'aura été qu'un aiguillon. La convention signée il y a peu entre le cluster West Electronic et les universités d'Angers, de Nantes et du Maine concrétise la volonté, de la part des Pays de la Loire, de se doter des outils nécessaires à la conquête de marchés supplémentaires et à l'initiation de nouveaux usages, autour d'un projet fédérateur. Ce dernier est fondé sur les objets connectés, les capteurs intelligents, les nouvelles formes d'énergie (smart power) et les nouveaux matériaux pour les intégrations hétérogènes.
 En tout état de cause, il s'agit de mettre la filière électronique régionale en ordre de marche, pour dynamiser l'emploi et attirer les talents en Pays de la Loire...

Une collaboration inédite

Cette collaboration, inédite, est soutenue par le conseil régional, Angers-Loire-Métropole et les fonds européens Feder. La contribution apportée par chacun des signataires doit permettre de disposer d'un budget de 18 millions d'euros sur cinq ans pour muscler la filière électronique professionnelle, qui représente aujourd'hui 25 000 emplois, 3 900 étudiants et 250 chercheurs.

Anticiper les besoins de formation

Ainsi, à horizon 2020, l'ambition est d'attirer 50 nouveaux chercheurs et une soixantaine de doctorants, ainsi que de mettre à disposition une centaine de bourses de mobilité internationale pour des post-doctorants étrangers. « Cette convention Recherche-Formation-Innovation va permettre à la région de s'ouvrir davantage à l'export et de travailler en amont sur les métiers de demain, se félicite Patrick Collet, Pdg de Tronico, une société vendéenne spécialisée dans la conception et l'intégration de systèmes électroniques. L'innovation dans les transferts de métiers va permettre à des électroniciens de converser avec des physiciens en ayant le même langage. » Si la filière a bien déjà quelques idées sur les besoins de formation pour les années à venir, encore faut-il systématiquement les anticiper, de 5 à 10 ans auparavant. « C'est notre seule solution pour exister à l'avenir », précise d'ailleurs ce spécialiste. Et c'est tout l'enjeu de ce campus électronique, alors que les professionnels reconnaissaient en fin d'année dernière qu'ils avaient connu des baisses de commandes de l'ordre de 15 % à 20 %. « Du jamais vu, disent-ils, même pendant la crise...» Autant dire que cette nouvelle volonté de valorisation apparaît plus que nécessaire pour ces métiers à faibles marges.

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