La recette du succès de Boris Saragaglia (Spartoo)

Quelle est la recette derrière l’incroyable succès de Spartoo ? Un concept unique ? Une formation de haut niveau ? Un management atypique ? Réponse avec le portrait de son fondateur, un talent tricolore devenu grand, Boris Saragaglia.

Boris Saragaglia est l’un des trois jeunes entrepreneurs préférés des Français. Tout comme Guillaume Gibault (Le Slip Français) et Fany Péchiodat (My Little Paris), il incarne cette nouvelle génération talentueuse, dynamique et sympathique. Pourtant, le pari n’était pas gagné quand ce jeune ingénieur grenoblois, âgé de 23 ans à l’époque, décide de créer un site de vente de chaussures, Spartoo.

Pointure du e-commerce

« Je n’ai eu aucune aide et je n’ai pas de mentor », affirme d’emblée ce petit-fils d’émigrés italiens qui reconnaît avoir eu « la chance de faire de belles études », Mines et HEC. C’est en analysant les choix des investisseurs dans les start-up de forte croissance américaines et asiatiques qu’il trouve l’idée de son entreprise : la vente de chaussures sur Internet. Il décide ni plus ni moins de construire le Zappos français. Ou même européen, car il voit grand. L’entreprise américaine dont il s’inspire alors réalisait déjà quelque 600 millions de dollars de chiffre d’affaires. Quinze ans plus tard, à 38 ans, Boris Saragaglia est en passe de réaliser son rêve avec l’annonce du rachat, le 9 janvier 2018, du groupe André, ce qui lui permet d’afficher un chiffre d’affaires consolidé proche de 250 millions d’euros, avec plus d’un millier de salariés. Il concrétise aussi par cette opération sa vision d’une complémentarité indispensable entre l’e-commerce et la distribution physique.

Cette aventure, il l’a construite en 2005, juste à la fin de ses études, avec deux copains d’école, Paul Lorne et Jérémie Touchard, dans son studio d’étudiant du XIXe arrondissement, à Paris. À court d’argent au bout de six mois, les trois associés rejoignent Grenoble, où les loyers sont moins élevés et où vivent également les parents de Boris. Le siège social de l’entreprise, officiellement créée en avril 2006, est aujourd’hui toujours à Grenoble. De même que le trio d’associés, qui a levé en trois fois 45 millions d’euros depuis 2006, avant de céder une partie de ses actions.

Boris Saragaglia explique avec une douceur mâtinée de franche détermination qu’il ne peut y avoir qu’un patron à bord, qui doit trancher et arbitrer. Qu’il vaut mieux s’associer avec des gens qui partagent votre regard sur l’argent, et que pour être entrepreneur il faut être détaché de son ego pour mieux servir la cause et le projet dans lesquels vous vous investissez. Qu’il faut toujours se concentrer sur le très long terme et investir l’argent comme si c’était le dernier euro, car une société ne vit que si elle dégage du cash-flow opérationnel.

Le trentenaire s’avoue sceptique quant aux excès de liquidité actuels sur le marché financier, synonymes de risques accrus pour les start-up non rentables. Parce qu’un entrepreneur qui explose en vol, c’est humainement très lourd. « Cela, on ne le dit pas assez », lâche-t-il.

Cette recette du succès est extraite de : Ces entrepreneurs Made in France, Patricia Salentey, Alisio, un ouvrage postfacé par Nicolas Dufourcq, directeur général Bpifrance.

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