Le management à la danoise, un gage de réussite ?

Considéré comme l'un des meilleurs du monde par les écoles de commerce, ce style de gestion humaine est de nature à améliorer la productivité et stimuler l'innovation dans les entreprises. Découvrez comment !

Comment faire en sorte que les salariés ne fassent pas seulement ce qu'on attend d'eux mais ce qu'ils sont capables de faire, autrement dit, beaucoup plus ? Nombreux sont les managers qui se posent cette question. Certes, la réponse tient sans doute à la nécessité pour eux de faire preuve de « leadership » avant tout. Mais il n'en reste pas moins que les Danois, principalement célébrés pour la "flexisécurité" qu'ils appliquent au marché de l'emploi, ont aussi quelques recettes en matière de gestion humaine. Que vous pourriez mettre en œuvre en tant que manager.

Les managers danois travaillent peu...

Première chose que les gestionnaires danois font par rapport à leurs homologues français ou américains c'est de... travailler moins. Autrement dit, ils effectuent des heures de bureau normales, sans se transformer en bourreau de travail. L'avantage est immense. D'abord, des horaires de type 9 heures -18 heures permettent de ne pas s'épuiser. Mais surtout, d'être plus efficace dans le temps qui est volontairement imparti. Pas de parlotte dans les réunions. Pas de présentéisme non plus à la fin de la journée. Au contraire, pour les salariés danois en tout cas, si un manager reste tard au bureau, c'est qu'il n'est pas à la hauteur de sa tâche, ou, pis, qu'il ne sait pas déléguer. Autant de mauvais points aux yeux de ceux que vous êtes censé gérer... Eux font de même : en 2016, un salarié danois travaillait en moyenne 1 410 heures par an, contre 1 472 pour un Français et 1 783 pour un salarié aux Etats-Unis, selon les statistiques de l'OCDE. Deuxième secret : Soyez cool. Les équipes, au Danemark, appellent immanquablement leur supérieur hiérarchique par son prénom, par exemple.

Leviers de créativité

Et pas d'autoritarisme, évidemment. Dans une société plutôt horizontale, à l'opposé des structures hiérarchique du reste de l'Europe, les managers danois ne donnent pas d'ordres directs. Ils se contentent de suggérer ce qui doit être fait (et acceptent sans broncher toute suggestion différente, bien entendu...). Résultat, une « démocratie » plus grande - qui se repère également à la présence de salariés de base dans les conseils d'administration, par exemple. Le tout est de nature à libérer le potentiel créatif des salariés, à qui l'on fait confiance et qui savent également travailler en équipe.

Troisième élément, la formation. Cela paraît évident, mais on sait qu'en France, la formation continue pourrait mieux fonctionner... Au Danemark, elle doit, sans exception, s'appliquer à tous, tout au long de la carrière. Moralité, pour manager à la danoise, il vous faut quasiment aller au devant des désirs des membres de vos équipes, et en tout cas prendre en compte les qualifications mais aussi les atouts et les qualités humaines de chacun, pour échafauder de véritables plans de carrière ou des évolutions radicales.

Productivité au beau fixe

Le tout n'a que des effets bénéfiques. Les salariés se sentent respectés, écoutés, et ils font en général plus - et mieux - que ce qu'on pouvait espérer d'eux. 

Les salariés danois n'hésitent pas à chercher ailleurs s'ils sont insatisfaits.

Certes, l'idée de bien traiter ses salariés au Danemark est une figure imposée, en raison de la flexisécurité (qui permet aux salariés de changer de poste plus fréquemment), associée à une assurance chômage généreuse. Les salariés danois n'hésitent pas à chercher ailleurs s'ils sont insatisfaits. Il est donc important de bien traiter et de bien gérer un salarié (surtout si on l'a formé) pour le garder...
Avec pour conséquence une meilleure productivité. La mesure de l'OCDE ne recouvre qu'une partie de la réalité, mais toujours est-il qu'elle s'affiche à 63,5 (niveau de richesse créée par heure travaillée) en 2016 au Danemark, contre 61,6 en France.

Le bonheur au travail, un concept clé

Enfin, un concept qui n'a pas franchement sa place dans la langue française, celui de arbedjdsglaede (pour arbedje, qui veut dire travail, et glaede, le bonheur), est très répandu au Danemark. Pas étonnant que selon le rapport sur le bonheur mondial 2017 (World Happiness 2017), dans la catégorie « satisfaction au travail », ce pays se classe dans les premières places (premier en 2016, et essentiellement devancé en 2017 par d'autres pays de la région, Norvège ou Islande), avec un taux de 93,5 %, tandis que la France arrive à la 35e place avec 86 % (et les Etats-Unis à la 42e place, avec 85,3 %). Autant dire qu'il est temps, pour la compétitivité de votre entreprise, de passer à la mode danoise...

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