Bpifrance Le Lab vous propose un « point de vue » à partir de ses travaux de recherche sur les PME.
Les dirigeants de PME et ETI ont du mal à se défaire de l’image du patron directif et paternaliste. Pourtant, rien dans les faits ne permet d’étayer cette représentation négative. David Targy (responsable des publications de Bpifrance le Lab), a analysé les résultats de l’enquête « Attirer les talents dans les PME » et nous dévoile son « point de vue ».

La scène se passe dans un appartement du XVe arrondissement. Nous avons convié six « talents » à un groupe de discussion. Le sujet du jour : l’attractivité de la PME (et de l’ETI). Ces six personnes sont âgées de 30 à 40 ans, elles occupent des postes à responsabilité dans de grandes entreprises ou des startups. Nous avons veillé à la diversité des profils : il y a, autour de la table, un commercial, une DAF, un informaticien, une directrice d’agence, une product manager et un directeur marketing. Trois hommes et trois femmes. Tous ont une solide formation initiale et un parcours professionnel ascendant.

Les présentations faites, nous passons à la question qui nous rassemble : « seriez-vous prêt à poursuivre votre carrière dans une PME ? Et si oui, à  quelles conditions ? ». Un homme de 35 ans, commercial grand compte, prend la parole : « Le problème avec la PME, dit-il, c’est qu’on ne sait pas où on met les pieds. Par rapport à la PME et notamment à la PME familiale, j’ai une grosse appréhension vis-à-vis du dirigeant : est-ce un tyran ? ». Une directrice d’agence d’un grand réseau bancaire ajoute : « Moi, je crains un management paternaliste ! ». Voilà, en quelques phrases, balayées les principales craintes que cristallise la PME : la fragilité de son projet, la personnalité du dirigeant et son style de management. La PME est un bateau ivre toujours prêt à échouer, son capitaine est un tyran et son management est paternaliste.

Mais au fond, est-ce la réalité ?

Le stéréotype du dirigeant autocrate et paternaliste est-il juste ? Et si non, pourquoi continue-t-il d’exister si fortement dans l’imaginaire collectif ? A cette dernière question, il y a peut-être une réponse simple. Si les gens conservent une vision passéiste du dirigeant de PME – pour faire court, celle du bon patron des débuts du capitalisme (pensez aux romans de Zola) – c’est parce qu’il n’en existe aucune autre disponible sur le marché des représentations. Bien que 99,99 % des dirigeants d’entreprise soient des dirigeants de PME, on ne les voit nulle part, on ne sait absolument pas qui ils sont, ce qu’ils pensent, on ne sait rien de leur philosophie de l’entreprise… Ce sont des personnages de l’ombre : à la fois importants et invisibles. Mais revenons à notre question initiale : les dirigeants de PME et d’ETI sont-ils des autocrates ?

40 % des directions de PME et ETI sont multicéphales

Commençons par tordre le cou à une première idée reçue : le dirigeant de PME est toujours seul au pouvoir. C’est loin d’être le cas : 40 % des directions de PME et ETI sont multicéphales. Ce sont par exemple des sociétés créées à  plusieurs associés, des entreprises familiales de seconde génération ou plus ancienne encore, au sein desquelles frères ou cousins se partagent le pouvoir… [Lire la suite sur Bpifrance Le Lab]

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