Le préfinancement à l’export, vital pour Vernet-Behringer

Seulement une demi-douzaine d’industriels se disputent le marché mondial de la machine-outil pour les charpentiers métalliques et les fabricants de pylône. Pour le Dijonnais Vernet-Behringer qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires à l’export, le préfinancement et le cautionnement bancaires sont indispensables à son développement.

Vernet-Behringer est le dernier fabricant français de machines-outils pour charpentiers métalliques et fabricants de pylônes, « un marché de niche » comme le qualifie lui-même François Rossignol, le directeur général. Un marché que se disputent au niveau mondial pas plus d’une demi-douzaine de concurrents, ce qui explique que l’entreprise réalise 80 % de ses ventes à l’export. « Le marché domestique est insuffisant, nous nous devons, comme le font nos compétiteurs, de scruter tous les pays. »
Avec un chiffre d’affaires 20 millions d’euros, Vernet-Behringer se situe au 3e rang mondial du secteur. Une des clefs de sa longévité repose sur sa R&D réalisée en interne par son bureau d’études. L’entreprise y consacre environ 8 % de son CA chaque année avec une particularité : elle ne dépose quasiment jamais de brevets. « Nous sommes sur un marché où la technique évolue très rapidement. Les machines que nous expédions en ce moment n’existaient pas il y a 3 ans, et n’existeront plus dans 3 ans. Pour répondre aux besoins de nos clients, nous avons de plus en plus besoin de robotique, d’automatismes, d’informatique, dans ces domaines ça va très vite. La protection avec un brevet ne serait que rétroactive. »

Agir en complémentarité des banques

Vernet-Behringer produit des lignes pouvant être entièrement automatisées depuis les bureaux d’études en amont de la chaîne de fabrication, jusqu’au stockage ou au chargement des pièces finies, en passant par les opérations de perçage, de sciage, de grenaillage, etc. Pour commercialiser ces machines-outils à très haute valeur technologique, l’entreprise s’appuie sur un réseau d’une quarantaine d’agents commerciaux présents sur tous les continents, ayant aussi des attributions techniques pour intervenir en après-vente. Le réseau est piloté par les ingénieurs du siège qui assurent la maintenance en hot line, les machines étant connectées. « Mais, note François Rossignol, entre les premiers échanges et la livraison de la machine il s’écoule quasiment un an ». 

"Certaines banques ne nous suivraient pas à l’international sans ces garanties !"

C’est en effet le temps nécessaire au travail de conception du bureau d’études, de réception technique dans les locaux de Dijon par le client, d’expédition et de mise en service sur le site du client et de la formation des opérateurs. C’est ce délai qui explique le recours de Vernet-Behringer à du cautionnement bancaire et à du préfinancement qui lui permettent de couvrir ses besoins de trésorerie jusqu’au paiement par le client une fois la machine livrée. « Bpifrance vient en complémentarité de nos banques. Certaines ne nous suivraient pas à l’international sans ces garanties, notamment quand nous allons sur des pays un petit peu délicats ! », commente le directeur général. « Les garanties publiques sont fondamentales pour notre développement. »

Partagez cette actu !
Abonnez-vous !

Recevez les dernières actualités directement dans votre boîte email.

CONNECTEZ-VOUS AVEC L’UNIVERS ENTREPREUNARIAL

Ne perdez pas le fil

Publié par Facebook sur 

Vous développez une offre qui améliore la vie des personnes handicapées ? Postulez pour le Handi Tech Trophy ! 😊 👉… https://t.co/gDeNVzxfit