Les Etats-Unis, terre de success stories pour les PME françaises

Aujourd'hui encore, les Etats-Unis forment le plus grand marché du monde. Les petites entreprises peuvent en profiter, à condition de s'adapter.

Avec une population de plus de 325 millions (contre 510 millions dans l'Union européenne) et des habitudes de vie fondées avant tout sur la consommation (70 % de l'activité économique), les Etats-Unis restent le plus grand marché du monde. De fait, les dépenses des ménages américains équivalent à environ un quart de la consommation mondiale. Si ces ménages consomment, c'est qu'ils le peuvent : leurs revenus moyens se situent, selon les statistiques de l'OCDE, à plus de 41 000 dollars par an (le niveau le plus élevé de tous les pays de l'Organisation, contre un peu moins de 30 000 dollars en France). Et malgré les fortes disparités de revenus, les montants dont disposent les foyers américains devraient augmenter, sous l'effet de la croissance économique. En 2016, le taux de croissance s'est affiché à 1,6 % outre-Atlantique (et à 1,7 % dans l'UE). Et les économistes ainsi que le Fonds monétaire international tablent sur une croissance américaine de 2,3 % en 2017 (le même Fonds projetant un taux de 1,7 % pour la zone euro et de 1,4 % pour la France).
Et les entreprises embauchent : le taux de chômage se situait, en mars 2017, à 4,5 % - son plus bas niveau depuis mai 2007 (contre 8 % en février dans l'UE), et, pour la première fois depuis de longs mois, les salaires augmentent. Conséquence, la consommation progresse. D'autant que la confiance des consommateurs repart elle aussi à la hausse, mettant en place un cercle vertueux. En mars, elle se situait même sur son plus haut niveau depuis 16 ans ! 

Des consommateurs friands de nouveautés 

En terme micro-économique, il reste, pour les PME françaises qui voudraient profiter de ce marché attrayant, à bien appréhender ce que souhaitent les consommateurs américains. On le sait, ils aiment la nouveauté et sont prompts à adopter des produits ou des services innovants. En outre, selon une étude du cabinet McKinsey de juin 2016, la plupart des consommateurs américains rechignent à acheter des marques moins chères que celles dont ils ont l'habitude (seuls 9 % des consommateurs l'ont fait en 2015), tandis que la même proportion n'hésite pas à dépenser un peu plus pour certains produits, tels que l'alcool et les produits de beauté. Dans cette deuxième catégorie, les entreprises françaises ont donc des atouts à faire valoir ! Cela dit, elles doivent aussi composer avec les différents segments de marché : jeunes, baby boomers, femmes, communautés diverses...

Un savoir-faire français reconnu 

Nombreuses sont les entreprises, petites et grandes, de l'Hexagone, qui réussissent. Aujourd'hui, on compte quelque 3 600 filiales d’entreprises françaises sur place (qui emploient plus de 600 000 personnes), dont 500 PME implantées dans la Silicon Valley.
Nombreuses sont aussi celles qui se distinguent grâce au savoir-faire français reconnu dans l'alimentaire. C'est le cas du pâtissier Eric Kayser, qui ne cesse d'ouvrir des boutiques, en particulier à New York. D'autres y sont distribuées à travers tout le pays, comme Michel et Augustin, dans les 7 600 Starbucks. Enfin, les confitures Materne et ses fameuses Pom'Potes, rebaptisées Gogo Squeez, sont très prisées outre-Atlantique.

L'innovation française séduit

Bien sûr, l'innovation française et la tech ne sont pas en reste, comme en témoigne le succès de Datawords, une société de conseil en contenus numériques adaptés aux spécificités culturelles et techniques des marchés étrangers, implantée depuis 2014 à New York. De même, dans la 3D, Sculpteo a lancé une filiale en Californie, et a même ouvert une usine sur place, pour être au plus près de ses nombreux clients américains. Quant à l'ETI lyonnaise Gravotech, spécialiste du marquage permanent, notamment pour des pièces automobiles et aéronautiques, elle fabrique ses machines à Atlanta (ainsi qu'à Troyes et Shanghai). Et compte dans sa clientèle des noms prestigieux comme General Motors. Sans oublier que les machines Gravotech sont également présentes chez plus de 10 000 fabricants de trophées outre-Atlantique. Enfin, l'entreprise lyonnaise Navya, spécialisée dans la conception de navettes autonomes, électriques et robotisés, a annoncé, en mars, l'ouverture d'un bureau commercial à Chicago. Cette première incursion à l'étranger signe la volonté de l'entreprise de participer à plein au développement d'une nouvelle mobilité aux Etats-Unis. D'ici la fin de cette année, Navya projette de recruter une petite équipe à Chicago. En outre, l'entreprise réfléchit à implanter un site de production aux Etats-Unis. Et bien sûr, il ne faut pas oublier la pépite française, Sigfox, implantée à Boston et à San Francisco. Allen Proithis, le président de Sigfox North America, n'hésite pas à dire que l'innovation française, faite d'ingénierie hors pair, alliée aux qualités de marketing américaines, est de nature, notamment dans l'Internet des objets, à créer la prochaine grande révolution industrielle !

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