Les pôles de compétitivité se veulent désormais des « usines à produits d'avenir »

Initiés en 2004 et créés en 2005, les pôles de compétitivité français ambitionnent de favoriser l’innovation, via la recherche et développement (R&D), et le renouveau industriel. La troisième phase de cette politique (2013-2018) vise le passage de « l’usine à projets » à « l’usine à produits d’avenir ».

Un peu plus de dix ans après leur naissance, les pôles de compétitivité, en France et dans certains départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane et la Réunion) - sont passés au crible de l’évaluation. Plusieurs rapports ont ainsi été publiés cette année. En dépit de résultats inégaux selon les pôles, les premiers bilans sont globalement positifs.

Qu’est-ce qu’un pôle de compétitivité ?

Selon la définition donnée par le ministère de l’Économie et des Finances : « Un pôle de compétitivité rassemble sur un territoire donné des entreprises de toutes tailles, des acteurs de la recherche et des établissements de formation pour développer des synergies et des coopérations autour d’une thématique commune. »

Quels sont leurs avantages ?

Outre le rassemblement d’acteurs complémentaires selon une logique partenariale et collaborative dans une même zone, les pôles de compétitivité confèrent des avantages fiscaux, dont le crédit d’impôt recherche, pour favoriser la R&D.
Qui plus est, ces « clusters à la française » bénéficient de soutiens financiers publics directs de plusieurs milliards d’euros, procurés par le Programme d’Investissements d’Avenir, le Fonds Interministériel Unique et les collectivités territoriales. Quant aux ressources privées, elles représentaient, en moyenne, 46 % par pôle en 2015, d’après le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET).

Les PME sont en première ligne

Plus de 8 000 entreprises étaient adhérentes à des pôles de compétitivité en 2014, d’après une étude de la Direction Générale des Entreprises, parue en mars dernier. Parmi celles-ci, les PME sont majoritaires et représentent 87 %, dont 53 % ont moins de dix ans d’existence. Viennent ensuite les ETI (11,5 %) et les grandes entreprises (1,5 %).

Des performances satisfaisantes

En plus d’encourager le développement d’un écosystème favorable aux affaires à travers des rencontres B2B, des missions à l’international ou des mesures d’accompagnement, les pôles de compétitivité ont un impact indéniable sur la R&D, comme l’a confirmé un rapport publié en février dernier par France Stratégie : « Pour un euro additionnel de financement public, ce sont en moyenne près de trois euros – dont environ deux euros sur ses propres deniers – qu’une entreprise membre d’un pôle a engagé en dépenses de R&D en 2012. Cet effet de levier du financement public est un résultat important qui n’avait jusqu’ici jamais été identifié par les études sur les cas français. »

Par ailleurs, en termes d’objectifs, les pôles de compétitivité ont atteint, en moyenne, 77 % de ceux qui ont été fixés avec l’État et les régions, tandis que seuls quatre étaient sous les 50 % à fin 2015, selon CGET.

Si les pôles de compétitivité sont de réels catalyseurs de l’innovation à la française, l’impact sur les mises sur le marché reste encore limité, mais les orientations actuelles et à venir devraient permettre aux entreprises adhérentes de franchir un cap supplémentaire. Après tout, la troisième phase de cette politique de pôles de compétitivité (de 2013 à 2018) ne vise-t-elle pas le passage de « l’usine à projets » à « l’usine à produits d’avenir » ?

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