La 50e édition de la grand-messe mondiale de l’électronique vient de se terminer. Avant de quitter Las Vegas, plusieurs start-up tricolores ont partagé avec nous les enseignements qu'elles en ont tiré.

C’est la fin du CES, la plus célèbre foire de l’électronique grand public, qui fêtait cette année son 50e anniversaire. Du 5 au 8 janvier, des exposants venus du monde entier, dont quelque 170 start-up hexagonales, ont eu l’occasion de présenter en avant-première leurs toutes dernières innovations, susceptibles de révolutionner notre quotidien. Plusieurs d’entre elles ont partagé avec nous les temps forts vécus dans l’Eureka Park tout au long de l’événement.

10-Vins : En route pour la Californie

Si certains s’apprêtent à reprendre l’avion, d’autres prolongent le séjour pour explorer davantage le marché américain. C’est le cas du sommelier connecté nantais : dès le lendemain du salon, l’équipe était sur la route. Direction San Francisco. « La voiture est chargée à bloc, nous avons beaucoup de matériel », s'amuse Thibaut Jarrousse, co-fondateur de la jeune pousse qui entend conquérir les États-Unis avec la nouvelle version de sa machine de dégustation de vin au verre. Après quatre journées de CES bien remplies, au cours desquelles la start-up a noué de nombreux contacts avec des médias et des acheteurs, elle s’apprête à enchaîner avec la French Touch Conference, d'une part, et plusieurs présentations, d'autre part, notamment auprès de quelques wineries californiennes. Les rendez-vous ne manquent pas. Rançon du succès, sans doute, il y en a même eu un peu trop à Las Vegas... « Nous avons encore à progresser sur la gestion de l’agenda. Nous avons dû décaler ou reporter un tiers des rendez-vous », relève le jeune ingénieur.

Moona : l’oreiller connecté validé

Coline Juin, la patronne de la start-up parisienne qui vise à améliorer notre sommeil, affiche sa satisfaction : « Nous avons eu d’excellents retours, beaucoup de retombées presse et de l’intérêt de la part de nombreux distributeurs et d'investisseurs », détaille-t-elle. 

"Il y avait beaucoup d’acheteurs". Coline Juin

La jeune entrepreneure, pour qui ce CES était une première, imaginait le salon quelque peu différemment. « Je m’attendais à une proportion plus grande de médias que de distributeurs, confie-t-elle. Or il y avait beaucoup d’acheteurs. » Autre surprise, alors qu'elle s’attendait à de nombreuses questions et beaucoup de retours sur les fonctionnalités de son oreiller intelligent, il y en a eu peu... « C’est très bien car cela veut dire que pour l’instant le produit répond aux attentes », philosophe la jeune femme. Cap désormais sur le lancement, en avril, de la campagne de pré-commandes. Mais avant de rentrer en France, l’équipe fera un détour par San Francisco pour rencontrer les réseaux de la Silicon Valley, y compris des investisseurs, et nouer d'autres contacts. « Comme si on n’en a pas eu assez ! », s'exclame Coline Juin.

Sensorwake : De belles rencontres avec de grands comptes

La pépite nantaise, créatrice d’un réveil olfactif ainsi que d’Oria, un produit qui veut améliorer l’endormissement et le sommeil, était « mieux préparée » pour l’édition 2017 du CES que pour celle de l’an dernier, « notamment au niveau des rendez-vous professionnels et avec des distributeurs », juge son jeune patron surdoué, Guillaume Rolland. Un sprint bien organisé, donc. Mais pas seulement : le fait d’avoir engagé une attachée de presse aux États-Unis a largement contribué aux retombées dans les médias américains, aussi bien dans les bibles de tech comme Venturebeat, Mashable et TechCrunch que dans les médias plus mainstream, tels Fox News ou NBC, confie l’inventeur. Surtout, le CES a permis à la société d’enchaîner les rencontres avec de grands comptes. « Pendant ces quatre jours, nous avons été très sollicités par des entreprises qui ont un lien avec notre domaine, soit le parfum, le home care ou les nouvelles technologies. L’avantage du CES est que l’on rencontre directement les décideurs, que ce soit des directeurs de l’innovation, ou les directeurs des filiales », conclut-il. Une aubaine !

Fenotek : l’interphone connecté intéresse les quatre coins de la planète

Le plein de contacts a également été fait par la start-up aixoise, créatrice d’un interphone connecté. Amérique du Sud, Canada, Europe, Australie : « Si nous signons avec certains des distributeurs que nous avons rencontrés, nous aurons une couverture mondiale très intéressante ! », se réjouit le Pdg, Bruno Davoine. Autre motif de satisfaction pour lui : « le produit est vraiment accepté par le marché. » Bref, un salon « très positif ». Avant qu'il se termine, l’entrepreneur a enfin pris un moment pour se promener dans les allées et constater que « de grands groupes, comme La Poste ou Engie, avaient des stands avec des start-up. Je trouve que c’est une excellente chose ! », relève-t-il. La jeune société va maintenant se pencher sur l'exploitation des contacts qu’elle a noués au CES, une bonne occasion de juger de leur qualité...

Best-of du CES : la playlist

L'édition anniversaire du CES semble avoir donné à nombre d'exposants l'envie de refaire le voyage pour Las Vegas l'an prochain. Rendez-vous est déjà donné aux inventeurs du monde entier : ce sera du 9 au 12 janvier 2018. Banco !

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