Octopus Robots, la start-up qui décontamine les poulaillers… mais pas seulement

Qui dit fêtes de fin d'année dit souvent volailles ! L'occasion de mettre en lumière Octopus Robots. Cette entreprise angevine a mis au point une gamme de solutions robotiques pour désinfecter les bâtiments d’élevage avicole. Une technologie qui peut aussi s'appliquer à d'autres surfaces, comme les halls d’aéroports. L'innovation séduit d’ores et déjà à l’international.

Avant de se lancer dans le développement d’une solution permettant de décontaminer de grands volumes, la société MCAI, spécialisée dans la métrologie, avait déjà conçu une machine de désinfection de surfaces par voie aérienne à destination des hôpitaux. Devenue Octopus Robots, la voici désormais spécialisée dans la robotique mobile. D’emblée, un marché s’est imposé : « Le secteur agricole, qui connaît aujourd’hui des problématiques sanitaires particulièrement élevées : non seulement celle de pandémie de grippe aviaire, mais aussi de charge bactérienne au niveau des litières ainsi que de bactéries devenues résistantes », indique Olivier Somville, Pdg de la start-up, basée à Cholet.

Un robot mobile, polyvalent et intelligent

Face à ces enjeux, Octopus Robots a développé un robot modulaire, mobile et autonome, équipé d’intelligence artificielle. En clair, une base polyvalente robotisée sur roues qui embarque la gestion du mouvement, les batteries, les capteurs, les caméras… et se rapproche par certains aspects d'un véhicule autonome, tel que le « Google car », selon le dirigeant. Sur cette plateforme viennent se brancher différents outils. Celui de désinfection, « un réservoir avec un module d’atomisation de biocide très fin et directif qui permet de désinfecter tous les grands volumes, y compris les bâtiments d’élevage ». Autre module développé pour l’activité agricole, le scarifier, qui, lui, brasse les litières pour les aérer et réduire ainsi le niveau d’ammoniaque et la charge bactérienne, sans oublier le module de vaccination. Et si Octopus Poultry Safe est une version du robot qui se met au service des éleveurs avicoles, Octopus Biosafety vise de son côté la désinfection de grands espaces fermés, comme des centres commerciaux ou des halls d’aéroports.

Un vif intérêt international

En plein passage à l’industrialisation, Octopus Robots ambitionne de livrer ses premières unités entre fin 2017 et début 2018. Le prix ? « En fonction des versions, il oscille entre 35 000 et 50 000 euros », précise le PDG de cette entreprise de treize collaborateurs, qui étudie par ailleurs la possibilité d’une introduction en Bourse (IPO). 

Le marché potentiel est vaste et le produit suscite un vif intérêt...

De fait, le marché potentiel est vaste et le produit suscite un vif intérêt. « Nous avons fait un carton au salon Space1 à Rennes », se réjouit le patron de la société qui, primée pour son innovation au même salon en 2016, a cette fois-ci signé deux accords de distribution, avec l’Italie et le Canada. Et de confier être également sollicité en dehors du secteur agroalimentaire, par un fournisseur du département d’Etat américain, notamment, en plus d’être en discussions avec des aéroports…

Autre projet, la firme angevine veut développer des Octopus Centers, destinés à l’impression de pièces en 3D et à l’assemblage du robot, sur des marchés tels que l’Amérique du Nord ou le Brésil. En attendant, Octopus Robots vient de traverser la Manche où, convié par le très fréquenté Science Museum de Londres, son robot sera présenté, de novembre 2017 au printemps 2019, à l’occasion d’une exposition dévolue aux bactéries multi-résistantes.

1: Salon international des productions animales

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