Pour déployer vos ailes à l'étranger, pensez au Canada !

Non seulement le pays bénéficie d'un environnement économique et politique stable, mais en plus, il offre un tremplin pour rayonner sur toute l'Amérique du Nord. Sans oublier d’autres avantages de coûts et de ressources multiculturelles.

Alain Pellier

« Les Français sont bien vus au Canada », se félicite Alain Pellier, co-fondateur et Pdg de Trading central, une société spécialisée dans le conseil en investissement boursier, qui a acheté Recognia, une entreprise concurrente basée à Ottawa, au début de l'année 2015. Les Français ont en effet la réputation de prendre soin de l'entreprise rachetée au lieu de vouloir la tuer - ne serait-ce que pour éliminer la concurrence. « Recognia était à vendre, mais les actionnaires ne le savaient pas ! », se souvient le Français. Il a donc fallu les convaincre d'abord, pour ensuite faire la même opération de charme auprès des dirigeants et des équipes. Des efforts qui ont été récompensés. Aux yeux d'Alain Pellier, cette opération de croissance externe ne revêt que des avantages pour Trading Central. « Le rachat de Recognia nous ouvre tout le marché américain », affirme-t-il. Les échanges entre les deux pays sont nombreux et le rayonnement du Canada sur le marché américain peu perçu en France, selon certains spécialistes, comme Dany LaRochelle, partenaire et vice-président exécutif Europe pour la banque d'affaires canadienne Cafa, spécialiste des fusions et acquisitions internationales, basé à Paris. Enfin, « la reprise d'entreprise au Canada n'est pas un sujet délicat comme en France », assure-t-il.

Des entreprises modestement valorisées

Autre atout du Canada, un prix d'achat moindre pour les entreprises et des coûts opérationnels également moins élevés. En effet, au delà de la différence de taux de change, qui joue en faveur des Français, puisque l'euro équivaut actuellement à 1,40 dollar canadien (contre une quasi parité avec le dollar américain), les entreprises canadiennes sont en général moins chères à l'achat que les sociétés basées aux Etats-Unis. Alors que ces dernières sont, en particulier dans les technologies, valorisées jusqu'à 12 ou 14 fois leur Ebitda, pour les entreprises canadiennes, le multiple se situe plutôt sur des niveaux de cinq ou six (et environ huit en France). La raison tient au conservatisme des banques canadiennes. Elles sont souvent d'accord pour prêter, d'ailleurs, mais pas à n'importe quelles conditions ! A cela s'ajoute une fiscalité avantageuse : le taux d'imposition sur les bénéfices des entreprises au Canada se situe sur les niveaux de 15 % au niveau fédéral (auquel s'ajoutent 11 à 16% au niveau local) contre 42 % au total aux Etats-Unis, sans oublier des charges patronales plus légères qu'en France.

Des ressources multiculturelles

Mais certains Français vont aussi au Canada pour la stabilité économique et politique du pays, sa sécurité de tous les jours et des rapports humains jugés plus faciles. C'est le cas de Grégory Ogorek, qui s'est installé à Toronto en 2014. S'il avait commencé sa carrière en France, en créant plusieurs entreprises, puis l'a poursuivie aux Etats-Unis, il a « une histoire d'amour avec le Canada » depuis longtemps, avoue-t-il. Du coup, après avoir pris des parts au capital d'Odyssey, une entreprise basée aux Etats-Unis et spécialisée dans les plateformes SAS, il a opéré un changement radical : direction Toronto, d'où la société rayonne désormais sur toute l'Amérique du Nord.

A Toronto, "les gens sont vraiment tournés vers l'international" 

Au delà de son affection pour Canada, ce chef d'entreprise français n'oublie pas des coûts opérationnels moindres au Canada, ni les ressources multilingues. Toronto, où la moitié de la population est née hors du Canada, attire en effet une multitude de talents, notamment en informatique, venant du monde entier. Conséquence : « Les gens sont vraiment tournés vers l'international », déclare Grégory Ogorek. Un avantage pour l'expansion de l'entreprise, sans nul doute. 
Quant à Alain Pellier, le Pdg de Trading central, qui va toutes les six semaines environ à Ottawa, il apprécie l'esprit d'entreprise qui règne sur place. Et si la langue de travail avec les équipes, multiculturelles, à Ottawa, est l'anglais, il perçoit la proximité culturelle entre la France et le Canada. Mais c'est surtout le renforcement de l'expertise de Trading Central qui l'a guidé dans la reprise d'une entreprise canadienne. « Les qualités techniques du vivier local d'Ottawa sont égales à celles de la la Silicon Valley - le climat en moins ! », assure-t-il.

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