Réussir sur les marchés du Cône Sud : ce qu’il faut savoir

Argentine, Chili, Uruguay : dans la région la plus australe d’Amérique latine, la croissance et la confiance reprennent des couleurs. Point sur les opportunités et conseils d’experts, avant de franchir le pas.

Plus de 3 % en Uruguay, 2,5 % pour l’Argentine et le Chili : au sud du tropique du Capricorne, les perspectives de croissance pour 2018 s’annoncent favorables. Formée par des pays culturellement proches de l’Europe, forts de PIB par habitant les plus élevés d’Amérique latine, la région du Cône Sud table sur les investissements et recèle une panoplie d’opportunités.

L’Argentine revient dans les radars

Après plus d’une décennie de stagnation et de protectionnisme, l’Argentine est de retour sur les marchés internationaux. La 3e économie d’Amérique latine s’est engagée depuis 2015 dans une transformation favorable aux investissements, avec des mesures telles que l’assouplissement des barrières à l’importation ou la sortie du strict régime du contrôle des capitaux, signant le retour de la confiance et de belles perspectives de croissance.
Autant d’arguments qui font désormais de ce pays francophile une terre d’opportunités. Celles-ci résident d’abord, selon Marc-Antoine Lopez, directeur de Business France Argentine-Uruguay-Paraguay, dans le domaine des infrastructures dans lesquels, « après quinze ans d’isolationnisme, tout est à refaire ». Ensuite, « des opportunités très fortes dans les énergies renouvelables », Buenos Aires misant sur un programme ambitieux d’ici à 2025, baptisé RenovAR. Il y a enfin le potentiel qu’offre la classe moyenne argentine, dotée d’un pouvoir d’achat élevé et d’« une soif renouvelée pour des produits importés, notamment en provenance de France. » Sans oublier l’univers des startups : quatre grandes licornes latino-américaines, à l’image de Despegar, viennent d’Argentine.

Reste que l’inflation (25 % en 2017) continue de peser. Autre frein, des complexités en matière de droit du travail et de fiscalité, et des coûts logistiques élevés. « Mais une fois qu’on y est installé et qu’on a franchi ces obstacles, un exercice d'au moins trois ans, on peut avoir un vrai retour sur investissement », estime cet expert. Se faire accompagner par un cabinet d’avocats, être financièrement solide et avoir une structure interne prête à absorber le processus d’implantation sont autant de clés indispensables. Environ 260 filiales françaises sont d’ailleurs présentes sur ce marché de 45 millions d’habitants, dont de belles ETI, à l’image du spécialiste des équipements de protection Delta Plus.

Uruguay, un laboratoire pour les primo-exportateurs en Amérique latine

Réputé pour sa stabilité économique et juridique, son ouverture aux investissements étrangers ainsi que sa main d’œuvre qualifiée, le plus petit des pays d’Amérique du Sud, spécialisé dans l’agriculture, l’élevage et les services (tourisme, finance), membre, comme l’Argentine, du Mercosur, mérite lui aussi l’attention. 

Uruguay : un pays « facile d’accès pour une PME ou une ETI »

Pour Marc-Antoine Lopez, l’Uruguay peut surtout être un « laboratoire pour primo-exportateurs en Amérique latine ». De fait, « c’est un pays ouvert, sans bureaucratie ni corruption, avec de fortes incitations à l’implantation et des zones franches performantes qui peuvent être des tremplins », note-t-il. Un pays « facile d’accès pour une PME ou une ETI », avant de se lancer sur des marchés comme l’Argentine ou le Brésil. 

Les créneaux porteurs ? Les énergies renouvelables, mais aussi la consommation de nombreux produits, qu’ils soient gourmets, cosmétiques ou pharmaceutiques. Autre activité qui a le vent en poupe : Montevideo a su se positionner comme la capitale sud-américaine du jeu vidéo.

Chili, un marché ouvert et exigeant

Meilleur risque-pays en Amérique latine, pays stable aussi bien sur le plan politique que financier, ce membre de l’OCDE est aussi particulièrement ouvert à l’international : il possède des accords de libre-échange avec pas moins de 65 Etats et se positionne comme une plateforme de réexportation vers la région et vers l’Asie. Avec désormais une croissance au beau fixe, sensible certes à la variation du prix des matières premières, les perspectives y sont bonnes.

Les opportunités ? D’après Louis des Cars, président de la section des conseillers au commerce extérieur au Chili et directeur de Coface Chili, « pour les PME, le Chili est le pays le plus facile pour rentrer en Amérique latine, car c’est un pays relativement bien organisé, qui a des institutions solides, où l’on peut créer une société très rapidement et où les règles sont claires. » Cela n'en est pas moins un marché exigeant, notamment en termes de prix, puisqu'il attire la concurrence. Mieux vaut posséder un avantage compétitif… et bien étudier le marché, les critères et les goûts chiliens. Autre impératif, se faire conseiller par un bon avocat pour se protéger sur le plan contractuel.
Outre l’énergie, le secteur minier (le Chili est le plus grand producteur de cuivre au monde), l’aéronautique ou les infrastructures, le Chili présente des opportunités dans la consommation. Le pays ambitionne par ailleurs d’attirer des startups dans sa « Chilecon Valley », avec des programmes d’incubation… même si, pour l’heure, les investisseurs y sont encore peu nombreux.

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