A l’occasion de la Foire de Hanovre, focus sur l'entreprise industrielle SFH. C’est pour répondre aux besoins de ses clients sidérurgistes et professionnels de la machine-outil, que cette PME stéphanoise s’est diversifiée dans le recyclage de copeaux d’usinage. A sa tête, Yves Marnas, qui prône l’innovation avec des machines très connectées, oeuvrant ainsi pour une usine 4.0.

Yves Marnas

Voilà trois ans qu’Yves ­Marnas s’est résolu à rebaptiser son entreprise. De Société forézienne hydraulique et pneumatique, elle est devenue SFH, un nom plus facile à prononcer en anglais ou en japonais… Ce changement est dû à l’évolution de la société qui s’est tournée vers un marché de niche nécessitant une présence à l’international.

L’ingénieur de formation a repris SFH en 1988 pour « retrouver un métier technique ». La société, basée à Saint-Étienne (Loire), était alors spécialisée dans les systèmes hydrauliques et dans les fluides de coupe, utilisés pour refroidir les meuleuses industrielles qui profilent les pièces d’acier au micron près.

SFH améliore la gestion des déchets d’usinage

Clients sidérurgistes et professionnels de la machine-outil lui ont un jour suggéré de s’intéresser au traitement des copeaux de métaux. C’est ainsi que SFH a développé en dix ans toute une gamme de produits – « la plus complète d’Europe » – permettant de séparer fluides de coupe et déchets métalliques.

Nous ne nous battons par sur les prix mais sur l’innovation, avec des machines très connectées, dans la dynamique de “l’usine 4.0”

Broyés, puis compactés en briquettes, les copeaux sont ensuite revendus pour être refondus. « Chez les avion­neurs, les chutes représentent jusqu’à 80 % de la masse usinée », précise le Stéphanois.

logo SFH

Cette nouvelle activité a permis de doubler le chiffre d’affaires de SFH (7,5 millions d’euros en 2017). « C’était un métier neuf, il a fallu convaincre nos partenaires bancaires », rappelle Yves Marnas, soutenu par Bpifrance et par le Centre technique des industries mécaniques (Cetim). Aujourd’hui, la société de 47 salariés exporte 70 % de sa production en traitement de copeaux (60 % en Europe, 40 % dans le reste du monde). « Nous ne nous battons par sur les prix, assume Yves Marnas, mais sur l’innovation, avec des machines très connectées, dans la dynamique de “l’usine 4.0. »

L’entreprise SFH est membre Bpifrance Excellence.

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