Safra, la société d'Albi prévoit une croissance de sa production de Businova, à mesure que les villes opèrent leur transition énergétique. A l'international, l'entreprise mise surtout sur l'Amérique du Nord : elle vient de créer une filiale commerciale au Canada. 

Peu nombreuses sont les sociétés, qui, dans le monde, se sont lancées dans le développement de bus électriques. Une trentaine environ. De quoi offrir des perspectives sérieuses pour Safra (Société Albigeoise de Fabrication et Réparation Automobile), une PME basée à Albi, spécialiste à l'origine de la maintenance de véhicules de transport en commun. Elle a commencé à plancher sur l'idée d'un bus électrique (en fait, un véhicule multi-hybride) dans les années 2010, baptisé le Businova. Après différents tests, le premier Businova a été mis en service, à Gaillac, en février 2015. Aujourd'hui, plusieurs exemplaires sont en circulation, à Albi, bien sûr, mais aussi à Toulouse, Gaillac et bientôt Marseille. « A Marseille, c'est notre premier véhicule 12 mètres, souligne Emmanuelle Saux, la responsable marketing et communication de Safra. Il est actuellement en phase d'homologation et sera opérationnel en septembre. » Les commandes se multiplient : deux Businova pour Périgueux, trois pour Mazamet, par exemple.

Équipés d'un système de propulsion à la fois électrique, hydraulique et thermique, les Businova sont parfaitement adaptés à une circulation en ville, à faible vitesse. Rechargés la nuit au dépôt, ils disposent d'une autonomie de 180 à 200 kilomètres par jour, de quoi assurer le même service qu'un bus traditionnel.

L'Amérique du Nord en ligne de mire

Vendus à 450 000 euros l'unité, ces engins devraient, à mesure que les grandes villes du monde entier répondent aux exigences environnementales, propulser la société dans une nouvelle phase de croissance. Et faire de la PME aux 180 salariés, née en 1955, et qui affiche un chiffre d'affaires de plus de 20 millions d'euros, une ETI tournée vers l'international.

" Il nous faut un salarié supplémentaire pour chaque bus fabriqué "

La société mise ainsi sur l'Amérique du Nord. Elle vient de créer une filiale commerciale à Montréal. Le but ultime est de vendre, dans toute l'Amérique du Nord, la version 12 mètres du bus qu'elle développe. Pour y parvenir et être d'abord éligible aux appels d'offres lancés par les Etats-Unis (soumis aux critères du Buy American Act, stipulant dans ce cas un assemblage local), Safra s'est associée à la société canadienne Termaco. Par ailleurs, Vincent Lemaire, Président de Safra depuis 2007, s'intéresse à l'exemple de la ville de Shenzhen (plus de 10 millions d'habitants) qui déploie des dizaines de milliers de bus électriques, « mais à titre de culture générale, précise Emmanuelle Saux, les sociétés chinoises spécialisées dans ce domaine sont très développées. »
Toujours est-il que Safra prévoit de vendre 10 Businova en 2018, 33 en 2019 et 200 en 2020, en France comme à l'étranger. « Et il nous faut un salarié supplémentaire pour chaque bus fabriqué », relève Emmanuelle Saux. Autant dire que le nombre de salariés de Safra pourrait plus que doubler en trois ans !

Safra est membre du réseau Bpifrance Excellence

Partagez cette actu !
Abonnez-vous !

Recevez les dernières actualités directement dans votre boîte email.

CONNECTEZ-VOUS AVEC L’UNIVERS ENTREPREUNARIAL

Ne perdez pas le fil


Une erreur est survenue sur la page.


Cliquez ici pour retourner à la page d'accueil

Participer aux #HandiTechTrophy c’est valoriser son entreprise, ses compétences, ses technologies et son engagement… https://t.co/v90l7W7hQ1

À LIRE ÉGALEMENT

Pour aller encore plus loin.