Saint Jean Industries s’envole à l’international

En pleine croissance externe, l’équipementier automobile rhodanien a récemment réalisé des acquisitions en Allemagne et en Espagne. L’ETI familiale vient en outre de signer un accord d’implantation en Chine, tout en songeant déjà à un renforcement outre-Atlantique.

Elle en a fait du chemin depuis sa naissance, en 1962, dans le Rhône, en tant que fabricant de petites pièces de fonderie aluminium... Reprise dans les années 70 par la famille Di Serio, l’entreprise Saint Jean Industries, basée à Saint-Jean d’Ardières, n’a cessé d’évoluer - grâce entre autres à l’invention de son procédé de fabrication, le COBAPRESS (pour couler, basculer, presser) - pour devenir aujourd’hui une ETI spécialisée dans les « solutions pour les industries des transports et des énergies », présente sur trois continents et membre du réseau Bpifrance Excellence.

De fait, l’équipementier automobile (aujourd’hui son activité principale), a emprunté depuis le début du millénaire une voie résolument internationale. Première destination d’implantation, greenfield, en 2003 : la Croatie, suivie d’acquisitions aux États-Unis, en Allemagne, en Norvège et en Suisse, de même qu'en France, où le groupe familial, présidé par Emile Di Serio, compte plusieurs sites de production.

Nouvelles implantations outre-Rhin et en Asie-Pacifique

Plus récemment, à l’automne dernier, la firme rhodanienne a acquis la société allemande Fastner GmbH. Cet achat « nous permet de proposer des solutions plus assemblées et de nouveaux types de pièces, en aluminium, pour les constructeurs automobiles, avec notamment des technologies de soudure que l’on n’avait pas jusqu’à présent en interne », détaille Hervé Vericel, directeur commercial de Saint Jean Industries. 

" Nous sommes en train de réfléchir à l’implantation d’une 2e entité de production aux États-Unis"

Une reprise suivie en janvier par celle de l’entreprise espagnole Aleaciones Ligeras Aplicadas, à l’origine d’une technologie de pointe permettant une meilleure productivité. Sans oublier la récente signature d’un accord d’implantation en Chine, dans la ville de Changshu, à proximité de Shanghai, où la production devrait démarrer fin 2018. Et après la Chine, Saint Jean Industries a déjà l'Amérique en ligne de mire. « Le marché américain étant particulièrement porteur en ce moment et pour les prochaines années, nous sommes en train de réfléchir à l’implantation d’une deuxième entité de production aux États-Unis », confie Hervé Vericel.

À la recherche des « océans bleus »

Océan Bleu

Autant d'initiatives qui se traduisent dans les faits, la part de l’international dans les activités de l'entreprise s’élevant à plus de 70 %. Le groupe, qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 310 millions d’euros, table sur 400 millions en 2017, et compte désormais  2 200 collaborateurs. « Il y a 17 ans, nous étions 200 personnes », rappelle Hervé Vericel. Un essor qui s’explique, certes, par l’internationalisation, mais aussi par l’innovation : « plus de 6 % du chiffre d'affaires est investi en R&D », souligne le directeur commercial.

Autre élément de la stratégie, la quête de ce qui est connu dans la théorie des affaires sous le nom d'« océans bleus ». En clair, il s'agit de marchés « dans lesquels il n’y a pas trop d’acteurs, où l’on arrivera à se positionner correctement et à faire des marges suffisamment élevées pour pouvoir continuer notre développement et notre innovation », conclut Hervé Vericel.

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