Stéphanie Pelaprat, une entrepreneure gastronome

À 34 ans, Stéphanie Pelaprat crée Restopolitan en 2006, avec comme ambition de révolutionner notre façon d’aller au restaurant. Après un changement de stratégie en 2011, l'entreprise lance une carte de membre restopolitan et s'ouvre à l’international. 

En 2006, Restopolitan, est un logiciel de réservations dans les restaurants partenaires. Mais, après deux levées de fonds (2007 et 2010), rien n'y fait, l'entreprise n'est pas assez rentable et les caisses, vides. Il faut alors les remplir très rapidement.

L'entrepreneure et son équipe planchent alors sur un nouveau modèle économique. La carte de membre nait en 2012. Pour 89 € par an, les abonnés ont droit à un repas offert dans les restaurants partenaires (pour une réservation de deux personnes minimum, et hors boisson), ainsi qu'un service de conciergerie pour être accompagnés dans les réservations.

L'entreprise est membre du réseau Bpifrance Excellence.

"70 % de notre chiffre d'affaires vient du BtoB"

Une formule identique s'adresse aux entreprises avec une formule d'abonnement. Il leur arrive d'ailleurs de travailler en marque grise pour certaines marques. « C'est intéressant, cela permet de réduire les notes de frais. D'ailleurs, 70 % de notre chiffre d'affaires vient du BtoB », précise Stéphanie Pelaprat.

L’ouverture vers l’international

Logo Restopolitan

En 2016, Restopolitan s'exporte en rachetant d'abord l'entreprise Pasaporte Gourmet en Espagne, avec son passeport gourmand. « C'est à ce moment-là qu'est intervenu Bpifrance qui a participé pour moitié au prêt bancaire, avec le pôle Innovation de la BNP Paribas » ajoute-t-elle. En 2017, suit MiSiedo en Italie. « On a fonctionné aux opportunités. Les entreprises nous ont contactés, elles connaissaient bien leurs marchés respectifs, qui s'y prêtaient bien. Mais il y a des pays où c'est beaucoup plus compliqué comme l'Allemagne, qui n'a pas la même culture culinaire ou l'Angleterre, déjà saturée de ce genre d'offres », analyse Stéphanie Pelaprat.

Les prochaines étapes ? Stabiliser l'existant et continuer de se développer à l'international, avec le Portugal notamment : « C'est un vrai jeu. L'équilibre à trouver entre le fonctionnement de Restopolitan et les habitudes d'une autre entreprise est sensible. Cela peut prendre du temps ».

Stéphanie Pelaprat a participé à l'un des ateliers lors de la 3e édition de Bpifrance Inno Generation "Build-up / scale-up : quelle trajectoire de croissance pour devenir un leader international ?"

Retrouvez son intervention ci-dessous :

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