StereoGraph facilite la maintenance des bâtiments grâce à la 3D

La start-up lilloise, StereoGraph, spécialisée dans la modélisation de biens immobiliers en trois dimensions a mis au point un logiciel destiné aux gestionnaires de patrimoine. Elle cherche actuellement à lever plusieurs millions d'euros.

Quel est le point commun entre un dessinateur industriel et un chercheur en biomécanique ? À première vue, aucun... Et pourtant, tous deux utilisent la modélisation en 3D. Déjà largement utilisée dans l’industrie, la médecine ou les films d’animation, cette technique de représentation en trois dimensions d’un objet sur logiciel trouve aussi des applications dans un tout autre domaine : l’immobilier.

« Notre service de départ consiste à modéliser en trois dimensions des biens immobiliers en projet, de façon scénarisée, afin de les mettre en valeur », explique Manuel Gomes, le pdg de StereoGraph. Les clients sont alors principalement des promoteurs et des cabinets d’architectes.
« Nous avons notamment travaillé avec l’architecte Zaha Hadid et le cabinet SOM », souligne-t-il. Les premières années, la start-up s'est donc concentrée sur la modélisation de projets architecturaux imaginés en France et à l’étranger.

Une maquette numérique commune

Maison 3D

Mais en parallèle, les méthodes de construction évoluent. Petit à petit, la conception, puis la construction d’un bâtiment, se dotent d’une couche numérique. Les données d’un (futur) bâtiment peuvent désormais être compilées dans une seule et unique maquette numérique, commune aux différents corps de métiers, une méthode baptisée BIM (Building Information Model). Une révolution méthodologique qui a donné à StereoGraph une nouvelle idée d’application de ses modélisations en 3D : l’accompagnement à l’exploitation des biens immobiliers. « Le bâtiment génère de plus en plus de données. Nous avons mis au point un logiciel qui permet de les remonter et de les mettre en forme en 3D », poursuit Manuel Gomes. Baptisé Teia, ce logiciel a vu le jour en 2014. « Au lieu de prendre les données séparément, cet outil les centralise et l’utilisateur distingue plus facilement les informations en corrélation », décrit l’entrepreneur.

Filiale américaine

StereoGraph vend une licence de ce logiciel à des gestionnaires de patrimoine, qu’ils soient bailleurs sociaux, bailleurs de magasin ou gestionnaires de parking. À titre d’exemple, la licence pour un bâtiment de moins de 40 000 m2 est facturée 12 000 euros. La start-up compte aujourd’hui 25 salariés à Lille, au sein du pôle EuraTechnologies, et deux personnes à temps plein à San Francisco, où elle a monté une filiale il y a trois ans. Et l'équipe pourrait bien s'étoffer en 2017. « Nous sommes en train de lever plusieurs millions d’euros, nous aimerions recruter 5 à 10 personnes, ingénieurs et commerciaux », confie Manuel Gomes. La start-up avait déjà levé deux millions d’euros en 2014 auprès des fonds Pléiade Ventures et Nord France Amorçage.

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