Veille stratégique : les PME aussi !

La veille stratégique n’est plus l’apanage des seules grandes entreprises. Cet outil essentiel de l'innovation est aussi désormais à la portée des PME. Des logiciels adaptés et surtout une définition précise des besoins permettent de trouver les bonnes solutions. 

Des outils devenus indispensables

Anticiper les évolutions de son environnement et optimiser sa stratégie : les outils de veille font partie de la panoplie de base des grands groupes. Ils sont devenus indispensables dans un environnement toujours plus ouvert et concurrentiel. Mais les plus performants peuvent coûter jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. Inabordable pour une PME !

Des logiciels très abordables

Sur le marché, il existe pourtant des solutions adaptées aux besoins des PME. « En entrée de gamme, on peut trouver des logiciels de veille pour une somme modique variant de 5 à 10 euros par an », confirme Frédéric Martinet, consultant en veille stratégique et intelligence économique. Mais attention : il s’agit de « packages » préprogrammés. En clair, l’entreprise ne peut pas les paramétrer en fonction des besoins qu’elle aura prédéfinis. Dans des gammes supérieures mais encore très abordables pour les PME (de 400 à 1 500 euros), on trouve de puissants outils de tri, par exemple Corporama, Sindup ou encore Mytwip. On peut ainsi accéder à des analyses de données en temps réel (occurrences de mots clés sur des périodes données par exemple), certains proposent une plate-forme de mutualisation des connaissances (au sein d’une même entreprise)... Des services très appréciables !

Bien déterminer ses besoins

Le logiciel ne fait pourtant pas tout. « Il ne suffit pas de cliquer sur un bouton pour accéder à une information pertinente, prévient Frédéric Martinet. La mise en place d’une cellule de veille doit être pensée très en amont ! ». Il importe de déterminer ses thèmes de recherches au plus près pour éviter d’être noyé dans un flot d’informations peu pertinentes et de perdre énormément de temps à les traiter ! Les PME doivent y songer particulièrement ! Il est rare qu'elles créent un poste à plein temps pour s'en occuper. En pratique, cette expertise est plutôt confiée à un collaborateur en poste : par exemple, le responsable de la R&D s’il s’agit de veille technologique, ou le directeur du marketing si l’on parle de veille concurrentielle.

Les limites de l’externalisation

L’entreprise peut également choisir de confier le travail de veille à des sociétés spécialisées. « C’est une solution possible, reconnaît Frédéric Martinet. Elle peut, toutefois, rapidement trouver ses limites. En confiant ses centres d’intérêt à une structure externe, ne va-t-elle pas être amenée à en dévoiler trop sur sa stratégie ? C’est la crainte exprimée par beaucoup de PME surtout si la société de veille en question travaille également pour des concurrents. » La veille, outil stratégique, reste donc souvent réalisée en interne. Mais d’autres solutions existent. « Les pôles de compétitivité fournissent souvent ce type de prestation à leurs adhérents, notamment sous forme de newsletter » indique Frédéric Martinet. C’est dire si l'importance de ce service est reconnue aujourd'hui !

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