Consumer Electronic Show : Las Vegas, capitale mondiale de l'innovation

Mon CES à moi

L’édition 2017 du rendez-vous mondial de l’électronique vient d’ouvrir ses portes à Las Vegas. Plusieurs start-up françaises nous feront vivre quotidiennement leurs aventures, à l'occasion de cet événement incontournable.

Top départ pour la 50e édition du Consumer Electronic Show (CES), la grand-messe de l’électronique internationale, qui se déroule du 5 au 8 janvier à Las Vegas, dans le Nevada. Quelque 3 800 exposants se réunissent cette année pour présenter leurs dernières innovations et tenter de séduire les marchés comme les médias. Parmi eux, un bon cru de jeunes pousses tricolores, dont quelques-unes ont accepté de partager avec nous leurs impressions au rythme de l’événement, dès le lancement officiel du salon.


10-Vins, la dégustation de vin au verre

Pour certaines, c'est une première, tandis que d'autres sont presque des habituées. Déjà primé l’an dernier pour sa machine de dégustation de vin au verre, le sommelier connecté nantais 10-Vins en expose cette année une nouvelle version. Avec en ligne de mire, un objectif bien précis : le marché américain. Si, « l’an dernier, nous avons eu de très bons retours qui nous ont permis de signer des contrats de distribution en France et à l’international, nous n’avons pas fait de business aux Etats-Unis parce qu’il y avait trop de choses à gérer dans l’intervalle. Et nous nous sommes rendus compte que c’était un marché qui prendrait du temps », confie le co-fondateur, Thibaut Jarrousse, qui s’apprête maintenant à concrétiser les contacts et le travail lancés depuis l'an dernier sur le marché américain. Ses premières impressions l'incitent à l'optimisme. Lors de la conférence de presse, à la veille du salon, « nous avons eu de très bons retours de journalistes tech. Et, cerise sur le gâteau, nous avons un stand très bien placé ! », se félicite Thibaut Jarrousse.

Moona veut améliorer votre sommeil

Pour Coline Juin, créatrice de Moona - un oreiller connecté qui vise à influencer la température de la tête et du corps afin d’améliorer la qualité du sommeil, ce CES est une première. Les attentes de la jeune entrepreneure ? « Dans un premier temps, gagner en visibilité, avoir des articles de presse et faire connaître notre innovation. Ensuite, avoir des contacts avec des investisseurs et des distributeurs », indique-t-elle. « Nous lancerons les pré-commandes en Europe et aux Etats-Unis en même temps », conclut-elle, avant de partir finaliser le montage du stand sur lequel la start-up parisienne expose son produit.


Sensorwarke, le réveil olfactif

Avec son réveil olfactif, la jeune pousse nantaise Sensorwake a pour sa part déjà goûté au CES en 2016. Cette fois-ci, il s’agit de transformer l’essai avec un système de capsules qui vise, grâce au parfum, un endormissement plus rapide. Objectif numéro un : « Etendre la distribution pour le premier produit et trouver de nouveaux distributeurs pour le deuxième », indique Guillaume Rolland, le Pdg. Autre objectif, la couverture médiatique : « C’est le rendez-vous incontournable avec toute la presse - américaine, européenne et chinoise », poursuit-il. Le but étant de se démarquer, dans le foisonnement d’innovations exposées sur place. Guillaume Rolland peut déjà être satisfait : Sensorwake est l’un des lauréats des CES Innovation Awards, annoncés dès le 3 janvier... En somme, ce salon est « l’aboutissement de beaucoup de travail. Quand on voit que cela paie, toute l’équipe est d’autant plus heureuse ! », se réjouit-il.

Fenotek et son interphone du futur

Quant à la start-up aixoise Fenotek, créatrice d’un interphone vidéo sur smartphone, elle a renforcé les fonctionnalités de son produit dans le sillage des retours récoltés au CES de l’an dernier. « Nous allons entrer en phase de commercialisation, indique Bruno Davoine, le Pdg de la jeune pousse. Nous commençons donc à chercher des grossistes et des distributeurs ». Au delà de la distribution, Fenotek cherche aussi la couverture médiatique : « Le CES est une merveilleuse caisse de résonance en France », explique le jeune patron. D’autant que la start-up a une bonne nouvelle à divulguer côté investisseurs : elle vient de lever 2,2 millions d’euros pour financer l’industrialisation et la commercialisation de son interphone connecté, nous confie Bruno Davoine, tout en tentant d’accéder, malgré les embouteillages, au centre de convention avant l’ouverture officielle... « Las Vegas est complètement pris par le CES ! », s’exclame-t-il.

Retrouvez lundi ses startups françaises en direct du CES et suivez l'événement avec le compte Twitter @Bpifranceabroad et  le hashtag #CES2017 

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