L'économie sociale et solidaire (ESS)

L'Économie Sociale et Solidaire s'épanouit en région #1

Le secteur de l'ESS, qui représente plus de 10 % de l’emploi total dans l'Hexagone, et près de 14% de l’emploi privé, soit près de 2,5 millions de salariés, offre à la France une singularité – et une longueur d'avance dans le monde.

C'est une tradition en France. Les associations, mutuelles et coopératives à des fins sociales, fondées sur des valeurs telles que la redistribution des bénéfices en interne, une gouvernance démocratique et des écarts de salaires minimum se sont développées depuis le 19e siècle dans l'Hexagone. Autant d'activités qui visent également à répondre aux besoins des populations locales et des territoires et offrant des emplois non délocalisables. Depuis quelques années, le secteur connaît un nouvel essor. Sans doute parce qu'il apporte des réponses à de nouvelles problématiques, sur le marché du travail ou dans le domaine des services et de l'environnement.

Aujourd'hui, avec près de 2,5 millions de salariés, le secteur représente pas moins de 14 % de l'emploi privé dans l'Hexagone, contre 5 % par exemple au Québec, province canadienne où l'ESS est elle aussi très cultivée. S'il y a, en France comme ailleurs, nettement plus d'associations que de sociétés commerciales, ces dernières creusent désormais leur sillon.

Encourager le changement d'échelle

Cette singularité française est encouragée. L'ESS a ainsi fait l'objet d'une loi, adoptée fin juillet 2014, incluant le financement, dans le but d'encourager un changement d'échelle de ces activités. L'une des raisons réside dans la croissance de l’emploi. Elle est plus forte dans l'ESS que dans le reste de l’économie. Les bénéfices étant majoritairement réinvestis, la perspective d'une plus grande pérennité est forte. Enfin, selon les estimations, quelque 600 000 salariés du secteur devraient partir à la retraite d'ici 2020. Autant dire que les embauches devraient s'y multiplier.

Soutien des grandes entreprises

De plus, de grandes entreprises participent désormais au mouvement et pas seulement par le biais de leur fondation. Par exemple, soutenue activement par Danone, via le Fond Danone Ecosystème ainsi que Danone Eaux France, Lemon Aide, une entreprise de réinsertion spécialisée dans la logistique du recyclage, a été co-créée en septembre 2016 par Lemon Tri, entreprise issue de l’entrepreneuriat social (créée en 2011 dans le but d'améliorer les taux de recyclage des emballages boissons en France) et FACE (Fondation Agir Contre l’Exclusion), à Pantin.

Moral au beau fixe

Enfin, portés par leur mission, les entrepreneurs sociaux ont le moral ! Selon le Baromètre du Moral des Entrepreneurs de l’ESS, réalisé en mars dernier par l’assureur Aviva et La Ruche, 78 % des entrepreneurs sociaux estiment que leur moral est bon et 72 % pensent qu’il va encore s’améliorer l’an prochain. Mais ce moral dépend en partie de la capacité des entrepreneurs sociaux à financer leurs projets. D'ailleurs, précise l'étude, les problématiques de financement assombrissent le moral de nombre d'entrepreneurs de l'ESS. « C’est pourquoi nous avons un rôle à jouer, en tant qu’assureur de référence des TPE et PME, dans le financement de l’économie en général et de l’économie sociale en particulier », a d'ailleurs commenté Patrick Dixneuf, Directeur Général d’Aviva France.

Pess

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