Les "Business Inspirations" de Victor Augais

Business Inspiration : les futurs lieux de la Sharing Economy

Les voyages forment le business. Parti en famille, pendant un an, s’inspirer d’idées innovantes avant de créer sa prochaine entreprise, l’entrepreneur globe-trotteur Victor Augais nous le prouve régulièrement. Après San Francisco ou encore Singapour, c’est depuis New York qu’il mène une réflexion autour de l’optimisation des espaces collaboratifs. 

Nous arrivons dans la dernière ligne droite du voyage, et les pièces du puzzle commencent à se mettre en place. J’aime quand différents sujets se rejoignent et m’orientent vers la même solution. A San Francisco je m’étais intéressé au Maker Movement. En parallèle je m’interrogeais sur l’avenir des petits commerces, qui ne pouvaient continuer à se contenter de vendre des produits que l’on achète aujourd’hui plus simplement sur internet. Au Japon, j’ai creusé l’idée de développer des ateliers d’Artisans d’Art, faisant revivre des savoir-faire traditionnels en mode loisir.

Quel espace, pour quel usage ?

A New York, deux tendances m’interpellent et résonnent avec le reste. Tout d’abord la Sharing Economy1, cette lame de fond dans laquelle les particuliers peuvent gagner de l’argent en louant tout ce qu’ils possèdent : leur maison, leur voiture, leurs skis, leur aspirateur, et … eux-mêmes. C’est ce que propose la jeune start-up Keenobby à New York, en listant sur une plate-forme les offres de cours de particuliers sur des thèmes comme l’artisanat, la cuisine, le bien-être ou les sciences. En France, des initiatives similaires apparaissent, comme celle de Kokoroe, qui se revendique « Hacker de savoirs », et propose de réserver sur la plate-forme des cours particuliers, collectifs, ou en ligne, donnés par des passionnés. Le problème c’est que les passionnés en question ont souvent le savoir, mais rarement les lieux qui se prêtent à ces activités, notamment dans les grandes villes.

En parallèle, je découvre à New York nombre d’ateliers d’artisanat ouverts au public, où travaillent des professionnels, et qui développent également une activité d’enseignement, tout en ouvrant aussi leurs espaces à des particuliers venant pratiquer leur discipline sur des machines spécialisées. C’est par exemple ce que propose Craftsman Avenue, un atelier autour du travail du bois et du métal. Ou encore Brooklyn Metal Work autour de la joaillerie. Ces ateliers se multiplient à Brooklyn, autour donc d’un modèle hybride de vente de produits, d’enseignement, et de location d’espace pour des passionnés. A Paris, on trouve bien l’Etablisienne, un atelier partagé autour du travail du bois, mais ce genre d’endroits est rarissime.

Et pourtant notre voyage m’éclaire sur les nombreuses raisons qui rendent ces espaces nécessaires : tendance de fond du Maker Movement, nécessité de trouver des activités complémentaires pour les petits commerces, Sharing Economy dans laquelle des particuliers se mettent à donner des cours de tout, chez eux, dans des lieux non-adaptés à cette activité. Autant de raisons pour développer des tiers lieux autour de la création artisanale, dans les grandes villes, avec des espaces adaptés et des machines spécifiques. Pour ouvrir ces lieux au public, et accueillir la pratique personnelle d’amateurs passionnés, tout en organisant des cours donnés par des professionnels, et en laissant enfin des amateurs de la Sharing Economy venir y enseigner leur savoir-faire.

Retrouvez l’intégralité de ce billet sur le blog de Victor Augais et rendez-vous prochainement pour découvrir sa prochaine "business inspiration" !

[1] Economie du partage

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