Transformation numérique : une nécessité

La transformation numérique, une nécessité

Alors que la révolution numérique est en marche, la nécessité pour les entreprises de l'embrasser est de plus en plus évidente. Plus qu’une mode, cette mutation doit désormais être une composante essentielle de toute stratégie d'affaires. La survie des entreprises en dépend, puisque le numérique améliore l’expérience client et optimise la productivité.

Elle est sur toutes les lèvres ! Pour certains, la transformation numérique des organisations évoque tout bonnement des appareils mobiles dernier cri ou des data scientists. En fait, elle est loin de se réduire à l’adoption de nouvelles technologies : celles-ci n’en sont que l’outil. Alors que la révolution numérique bouleverse fondamentalement les règles de la société et de l’économie - à tel point que de plus en plus de secteurs s'en trouvent « ubérisés », cette transformation peut se définir comme « un processus continu par lequel les entreprises s’adaptent aux changements disruptifs, ou en sont le moteur, auprès de leurs clients et sur leurs marchés, en utilisant les compétences digitales pour créer de nouveaux modèles économiques, produits et services », d’après le cabinet IDC.

Nouvelle culture

Bien plus qu’une tendance, la transformation digitale doit donc désormais s’inscrire au centre de la stratégie des entreprises.

Les experts sont unanimes : elle concerne tous les secteurs d’activités et les structures de toutes tailles. Question d’opportunités, de compétitivité, et donc de survie. Et pour cause : selon une étude du cabinet Roland Berger (L’aventure numérique, une chance pour la France, 2014), les entreprises les plus matures en matière de transformation numérique affichent une croissance six fois plus élevée que celles qui sont le plus en retard...

La transformation numérique d’une entreprise est avant tout synonyme d’une nouvelle culture et d’une nouvelle façon de travailler, remettant en cause le modèle économique classique, ses chaînes de valeur, ses process, ses métiers, ses modes de collaboration, son mode de gestion humaine. Autant dire que cette révolution signe la fin de la culture du silo, pour faire place à l'open innovation, l’intelligence collaborative et l’agilité. Et c'est désormais le client, ses valeurs et ses attentes - de plus en plus fortes, qui arrivent en première position... sous peine de le voir partir ailleurs.

La donnée, matière première de la mutation numérique

Baptisée « pétrole du XXIè siècle », la donnée est la matière première de cette révolution. Le foisonnement de données externes, qui apparaissent entre autres sur le web et les réseaux sociaux, constituent « un gisement précieux de connaissances pour les organisations », constate ainsi Deloitte dans une récente étude (Tendances Data & Analytics, 2016). Sans parler du potentiel des futures données issues des objets connectés (IoT), dont le nombre - si les prévisions se réalisent - ont de quoi donner le vertige. Selon le cabinet Gartner, le monde devrait compter 100 milliards d’objets connectés en 2025… Éléments clé de la connaissance fine du client, ces flux doivent cependant être exploités pour être utiles. Comme l’annonçait Gartner (dans Big Data is pregnant with analytics) dès 2015, l’heure du big data est déjà révolue. C'est sur l'analyse qu'il faut miser.

Autres tendances technologiques à l’horizon, le cloud, l’intelligence artificielle (IA) et la réalité virtuelle, qui, selon les dernières prévisions du cabinet IDC, seront les piliers de la digitalisation de l’économie dans les années à venir. Pas moins de 67 % des budgets IT devraient être alloués à des offres dans le cloud d’ici quatre ans, tandis que 40 % des projets de transition digitale devraient intégrer un volet IA pour exploiter au mieux l’ensemble des données collectées par les entreprises.

Les entreprises françaises doivent emboîter le pas

Reste que les organisations sont à des niveaux de maturité digitale très variés. A l'échelle mondiale, les pays leaders en matière de transformation numérique peuvent surprendre : sur les premières marches du podium se trouvent l’Inde, la Thaïlande, le Brésil, l’Indonésie et la Malaisie, autrement dit, des pays émergents, devant les États-Unis et loin devant l’Europe, selon un classement établi par le cabinet Coleman Parks.

La France à la traîne

En outre, par rapport à la moyenne européenne, les entreprises françaises accusent un certain retard. L’indice DESI (Digital Economy and Society Index) 2016, qui évalue la compétitivité numérique des États membres de l'Union, classe l’Hexagone dans la catégorie des pays « à la traîne », notamment en matière d’intégration des technologies dans les entreprises. Les entreprises françaises, en particulier les PME, devraient plus se pencher sur le commerce en ligne et les ventes transfrontalières par Internet, estime le rapport. Fin 2015, dans son livre blanc Modèles, data et algorithmes : Les nouvelles frontières du numériqueBpifrance relevait de son côté que 80 % des PME n’avaient pas encore conscience que les modèles, les données et les algorithmes étaient au cœur de la nouvelle bataille de la compétitivité. Ces éléments ont effet la capacité de transformer l’expérience client tout en optimisant la productivité des entreprises. Impossible de se priver de ces avantages...

Quant aux grandes entreprises de l'Hexagone, elles sont mieux placées, mais Accenture soulignait toutefois l’an dernier (dans Performance digitale des entreprises françaises) que si 85 % des groupes étudiés déclarent mettre le numérique au centre de leur stratégie, seuls 26 % ont adopté un plan chiffré et défini un budget. Le tout dernier classement eCAC40 souligne cependant que la maturité des entreprises françaises dans ce domaine progresse, en particulier dans l’industrie. Enfin, selon une récente enquête réalisée par le magazine Forbes (Forbes Insight : How to Win at Digital Transformation), la transformation digitale est désormais la priorité des dirigeants d’entreprises à travers le monde. Alors, si ce n'est pas déjà fait, adoptez-la vite vous aussi !

 

PARTAGEZ CE DOSSIER