Transformation numérique : une nécessité

Petit glossaire de la transformation numérique

Pour vous guider dans la mutation indispensable des entreprises, découvrez notre mini-lexique – non-exhaustif – de la transformation numérique, d’autant que les acronymes, les anglicismes et les néologismes foisonnent dans le vocabulaire lié à cette révolution.

Algorithme : Loin d’être une invention récente, l’algorithme, qui se définit comme une suite d’instructions permettant d’obtenir un résultat, remonte à l’antiquité et tire son nom de celui du père de l’algèbre, Al-Kwharizmi (IXe siècle). Mais c’est surtout depuis sa rencontre avec l’ordinateur qu’il a pris de l’ampleur. Omniprésents, les algorithmes sont au cœur de la transformation numérique : sans eux, pas de Google, de Big Data, de réseaux sociaux, d’objets connectés… C’est en effet eux qui donnent leur véritable valeur à la donnée.

Approche agile, dite aussi « méthode agile » ou tout simplement, « agile ». Cet ensemble de termes désigne des pratiques de pilotage et de réalisation de projets en cycles courts, permettant une grande réactivité en développant ou en gérant un produit de manière itérative, incrémentale et adaptative. Sa variante la plus connue : la scrum. Tirant son origine du Manifeste Agile, créé en 2001 aux États-Unis par 17 développeurs informatiques, la méthode érige en priorité la satisfaction du client. La déferlante « agile » gagne désormais de plus en plus de secteurs et de fonctions.

BYOD pour “bring your own device”, soit, en français, “apportez vos appareils personnels”. En clair, il s’agit de l’utilisation de ses équipements personnels, tels que le smartphone, l’ordinateur portable ou encore la tablette, dans un contexte professionnel. Un phénomène qui n’est pas sans poser des questions de sécurité comme de frontière entre vie personnelle et professionnelle.

CDO, pour le Chief Digital Officer et pour le Chief Data Officer. Un même acronyme pour deux fonctions, pourtant différentes. Si le premier est le chef d’orchestre de la transformation numérique d’une organisation, le professionnel qui doit en instaurer la culture à tous les niveaux, le deuxième est le pilote stratégique de la donnée. Selon nombre d’experts, leurs avenirs divergent tout autant : quantités et importance des data obligent, le Chief Data Officer serait une fonction plus pérenne que celle de Chief Digital Officer, amené à disparaître une fois la mue numérique de l’entreprise opérée.

Cloud ou cloud computing, en français, « l’informatique dans le nuage », fait désormais partie du vocabulaire courant. Désignant le stockage et l’accès aux données par le biais d’Internet plutôt que sur un disque dur, c’est un pilier de la transformation numérique qui connaît une véritable explosion. Selon les prévisions du cabinet américain IDC, pas moins de 67 % des budgets IT devraient être alloués à des offres dans le cloud d’ici à 2020.

Data ou, tout simplement, données, notamment informatiques. Au cœur de la transformation numérique, dont elles constituent la matière première, les données, qui se sont vues baptiser le “pétrole du XXIe siècle”, sont le nerf de guerre de l’économie numérique. La quantité et la rapidité de leur flux – d’où le terme Big Data ou données massives – sur le web et les réseaux sociaux, constituent un puissant levier de la connaissance… à condition d’être exploitées. Stockées sous forme brute dans les réservoirs portant le joli nom de « lacs de données » (data lakes), elles attendent d’être extraites par le data mining et analysées (data analytics) par des spécialistes tels que les data scientists, le tout dans une optique d’aide à la décision. Autant de nouveaux fondamentaux pour une entreprise data driven, autrement dit, pilotée par la donnée.

Growth Hacking : le concept se penche sur une question cruciale : comment lancer une croissance forte et rapide via des leviers et des techniques marketing originales ? L’exemple emblématique en est Hotmail, avec son message « PS – I love you, get your free email at Hotmail.com ! ». Véritable buzzword il y a quelques années, répandu depuis la Silicon Valley, il est une arme de choix des jeunes pousses.

Hackathon, ou événement de programmation collaborative, qui réunit des développeurs, des start-up, des étudiants en informatique… pour concevoir un prototype d’application  ou de service en ligne sur un thème prédéfini. Comme la composition de son nom – « hack » et « marathon » - l’indique, on y code, généralement l’espace d’un week-end, sans interruption et de manière intensive. Fréquemment organisés par de grands groupes, les hackathons le sont aussi de plus en plus par des administrations.

IoT pour Internet of Things ou Internet des Objets en français, le terme fait référence aux réseaux d’objets connectés. Considérés par certains comme l’un des fondements de la troisième évolution de l’Internet, le Web 3.0, ces réseaux sont à l’origine d’une quantité croissante de données. Les prévisions concernant les objets connectés – si elles se réalisent – ont en effet de quoi donner le vertige : selon le cabinet Gartner, le monde devrait en compter 100 milliards à l’horizon 2025.

Machine learning, appelé en français l’apprentissage automatique ou statistique. Il est au centre de l’intelligence artificielle. Cette technologie permettant aux ordinateurs d’apprendre seuls, sans être explicitement programmés, est en plein essor et trouve son application dans un nombre croissant de domaines : aide au diagnostic médical, détection de la fraude dans les transactions bancaires, relation client, analyse financière, reconnaissance de visages… Selon le cabinet IDC, les dépenses en matière de machine learning et d’intelligence artificielle devraient atteindre 47 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Omnicanal ou cross-canal. À l’ère où les clients, de plus en plus exigeants, achètent via de multiples supports numériques et passent facilement de l’un à l’autre, communiquer et distribuer ses produits et ses services par le biais de plusieurs canaux s’impose. Tout l’enjeu est de créer un parcours client cohérent qui unifie les données de l’ensemble des canaux utilisés.

SEO, pour « Search Engine Optimization » ou, en français, optimisation pour les moteurs de recherche. Derrière cet acronyme se cache un ensemble de techniques qui cherchent à positionner un site, une page web ou une application dans les premiers résultats des moteurs de recherche, autrement dit, d’accroître son référencement. Un art qui évolue au gré des mises à jour et des évolutions algorithmiques opérées par les moteurs de recherche.

Ubérisation ou ubériser : ce néologisme, popularisé fin 2014 par Maurice Lévy,  dans une interview accordée au Financial Times, inonde les médias et occupent les conversations. Inspiré du nom de la société californienne Uber, dont la concurrence a provoqué la colère des taxis, le terme fait référence à ces plateformes en ligne qui réduisent le nombre d’intermédiaires et offrent des services à prix cassés. De quoi faire frémir les acteurs traditionnels… Les contours du mot, désormais employé à tout va, restent cependant flous.

UX Design pour “User Experience Design” ou création de l’expérience utilisateur. Cette pratique, qui consiste à rendre le parcours de l’utilisateur, notamment sur un site web ou une application mobile, aussi agréable et efficace que possible, a le vent en poupe. L’UX design, c’est l’affaire de l’UX designer, ce professionnel que les entreprises s’arrachent depuis quelque temps. Un métier nouveau qui réunit des expertises variées, allant des sciences cognitives au graphisme, et dont l’objectif est de se mettre dans la peau du client.

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