Carbios en passe de fabriquer des plastiques qui s’autodétruisent

A l’heure où les déchets plastiques envahissent la planète, la start-up auvergnate Carbios pourrait bien avoir la parade, avec des films qui se dégradent à l’air ambiant.

Carbios serait-elle en train de se rapprocher du graal ? Jean-Claude Lumaret, son directeur général, veut y croire. « En intégrant une enzyme dans les plastiques lors de leur fabrication, nous sommes parvenus à faire en sorte que ce micro-organisme soit capable de détruire les polymères les plus compliqués, selon l'échéance souhaitée », explique t-il. Une technologie issue d’un laboratoire du CNRS de Poitiers.

Depuis quelques jours, la start-up auvergnate réalise des tests grandeur nature grâce à une unité pilote installée sur son site de Saint-Beauzire, près de Clermont-Ferrand. Il s’agit dans un premier temps de vérifier la faisabilité sur des plastiques destinés au paillage des cultures. Si ces premiers essais s’avèrent concluants, le champ des possibles sera énorme.

Des applications à foison

« Nous avons déjà réussi à aller à l’encontre des a priori en trouvant une solution pour que les enzymes, fragiles aux hautes températures, puissent néanmoins être intégrées aux polymères. A ce jour, nous travaillons sur deux types de polymères, petit à petit, nous poursuivrons avec d’autres », résume le DG. A terme, l’ensemble des plastiques pourraient donc, grâce à la technologie de Carbios, s’autodétruire, mettant ainsi fin à une source majeure de pollution.
L’objectif de la jeune entreprise qui compte une vingtaine de collaborateurs est d’aller vers une solution industrielle à horizon de la fin de l’année 2017.

Un modèle économique fondé sur la cession de licences

carbios

Carbios n’envisage pas pour autant de se doter d’une unité industrielle capable de fournir la planète en plastiques biodégradables. « Les investissements sont trop importants pour une entreprise de notre taille. L’idée est plutôt de céder des licences ou de participer à des joint-ventures avec les acteurs mondiaux de la plasturgie et des polymères », annonce Jean-Claude Lumaret. Carbios, qui a levé plus de 20 millions d’euros auprès de différents partenaires depuis sa création en 2011, pourra ainsi dégager des revenus pour poursuivre les recherches sur de multiples types de polymères.

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