Crowdfunding : comment choisir son site ?

Sur les plateformes de crowdfunding, on peut récolter des dons, des prêts ou rencontrer des investisseurs, pour des montants de 5 000 à 300 000 € ! Conseils utiles pour trouver le bon site.

Une soixantaine de plateformes

Pour les entreprises, le crowdfunding s’impose désormais comme un mode de financement à part entière. Au premier semestre 2014, selon l’association Financement Participatif France, 66,4 millions d'euros ont été collectés sur les plateformes, le double de l'année dernière pour la même période. Du coup, les sites se multiplient, on en compte une soixantaine aujourd'hui en France. Alors comment choisir le bon ?
« La grille d’analyse la plus efficace s'appuie sur le projet que l’on porte et son montant » répond Jean-Baptiste Sciandra, fondateur de l’agence de conseil Crowdfunding Factory. Selon ces éléments, l’entrepreneur devra s'orienter entre trois grandes familles de sites : don, prêt ou investissement.

Jusqu'à 100 000 € : les plateformes de dons

« Elles sont particulièrement adaptées aux projets dont les montants varient de 5 000 à 100 000 €, explique Jean-Baptiste Sciandra. La plupart du temps, les entrepreneurs font appel à ce type de plate-forme pour lancer de nouveaux produits ou tester la validité d’une idée. Un point important : vérifier que le site dispose d’outils d’analyse en temps réel. Comme il s’agit de convaincre le maximum d’internautes en un minimum de temps, par exemple trois mois, il faut pouvoir réajuster le tir rapidement si la campagne ne prend pas. » En France, Ulule, KissKissBankBank ou MyMajorCompany sont parmi les plus actives des plateformes de dons. Ces derniers peuvent s’effectuer sans ou avec contrepartie : dans ce dernier cas, l’internaute va, par exemple, recevoir le CD de l’artiste qu’il a contribué à financer.

De 100 000 à 150 000 € : les plateformes de prêts

« La formule s’adresse aux entrepreneurs qui cherchent à lever, en moyenne, de 100 000 à 150 000 euros pour financer, par exemple, un besoin en fonds de roulement. La rémunération des prêteurs se situe le plus souvent autour des 5 % » précise Jean-Baptiste Sciandra. « Mais attention : la taille de la communauté des prêteurs est importante pour juger du sérieux de ce type de site ! » Le crowdlending (prêt participatif) est actuellement en plein essor, porté par des sites comme Prêt d’Union ou Spear. Sur le premier semestre 2014, plus de la moitié des sommes collectées provient de ce type de plate-forme.

Au-dessus de 150 000 € : les plateformes d'investissements

« Dans ce cas, les internautes investisseurs deviennent actionnaires de la structure, détaille Jean-Baptiste Sciandra. Il s’agit bien souvent de cadres supérieurs, de retraités qui ont fait une belle carrière ou de business angels qui se regroupent. » En général, ces investisseurs apportent un accompagnement bien au-delà du financement. HappyCapital, par exemple, impose un suivi par un cabinet de conseil. Anaxago crée une communauté d’investisseurs qui mutualise son expérience, son expertise et son réseau. Wiseed anime et gère les holdings de souscripteurs sur la durée de l’investissement (5-7 ans) et les représente dans la gouvernance de l’entreprise financée.
Sur ces deux dernières plate-formes, le montant moyen levé est de 200 000 euros. C’est suffisant pour engendrer des success-story. En 2012 la biotech Antabio a fait appel à Wiseed. Les investisseurs qui ont joué le jeu n’ont pas eu à le regretter. Ils ont récupéré leur mise en 18 mois avec une plus-value de 45 % !

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