Fabuleux fablabs

Les ateliers de fabrication numériques (fablabs) se multiplient en France. Les entreprises y trouvent de multiples avantages. Exemple à Brest avec les Fabriques du Ponant.

Un mouvement général

Les fablabs*, bientôt auxiliaires incontournables des PME ? Ces lieux ouverts de création d’objets - on en recense une cinquantaine en France - se tournent de plus en plus vers le monde de l’entreprise. La preuve avec l’inauguration récente à Paris de l’Usine IO et ses 500 m2 d’atelier : imprimantes 3D, machines à découpe laser ou à bois, fraiseuse, ponceuse... Le tout est pensé pour l'innovation : ces machines permettent de passer de l’idée d’un produit à sa fabrication.

Ce mouvement vers l’univers entrepreneurial n’est, d’ailleurs, pas circonscrit à Paris. « À Brest, les deux fablabs locaux, Ty-Fab et Téléfab ainsi que l’association les Petits débrouillards ont mis leurs forces en commun pour créer un réseau dédié à la fabrication numérique », expose Pierre Allée, coordinateur du projet. Sous le nom des Fabriques du Ponant, les trois entités entendent désormais proposer leurs services aux entreprises locales.

Pour les PME, des bénéfices concrets

« Le fablab se présente d’abord comme un lieu de recherche et développement, affirme Pierre Vallée. Il est également un espace de prototypage grâce aux outils que nous possédons (imprimantes 3D, fraiseuse numérique...). Pour les PME, la mutualisation des machines entraîne mécaniquement une baisse des coûts. Dans le même temps, elles bénéficient d’un effet d’apprentissage certain. » 
La start-up RobotSeed, qui fabrique des cartes de contrôle universel destinées aux machines numériques, profite ainsi de l’endroit pour améliorer constamment ses procédés. De son côté, Splashelec produit au sein des Fabriques du Ponant des boîtiers électroniques qui donnent aux personnes handicapées la possibilité de barrer des voiliers. Forte de son succès, l’auto-entreprise ne devrait plus tarder à devenir une PME à part entière. « C’est aujourd’hui ce à quoi je travaille », confirme son fondateur Bernt Weber.

Les secteurs traditionnels eux aussi concernés

Pour autant, les fablabs ne sont pas réservés aux seules entreprises technologiques. « Les secteurs plus traditionnels de l’économie ont également droit de cité chez nous, s’exclame Pierre Allée. Pour ces derniers, cela peut être l’occasion de se réinventer en stimulant l’innovation. Je pense, en particulier, à la filière bois qui pourrait intégrer de l’intelligence dans les meubles grâce aux objets connectés. ».

Côté coût d’utilisation du fablab, les Fabriques du Ponant entendent rester dans le raisonnable. « Nous travaillons actuellement sur notre grille d’offre aux sociétés, explique Pierre Allée. On peut imaginer une adhésion à partir de 500 euros par an qui serait variable selon le nombre d’employés et le temps d’utilisation du fablab. » Au total, pour l’entreprise, une somme finalement modique, pour bénéficier d’avantages on ne peut plus concrets !

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