L’agriculteur numérique

Ça fait 20 ans qu’on parle de TIC pour l’agriculture, même si les paysans et les vignerons jouent encore l’image « terroir » ! Mais la technologie est belle et bien là pour aider au développement d’une agriculture plus propre, plus compétitive, et plus soucieuse de l’environnement.  Aujourd’hui en France, près de 10 % des agriculteurs utilisent des services de « télédétection ». Quelles applications et services de « mesure » pour mieux produire ?  Retour sur l'atelier thématique de Bpifrance Inno Génération consacré à l'agriculteur numérique.


BIG ECHO 2 -  L'agriculteur numérique par BIG-BpifranceInnoGeneration

Cartographier 

Pour en parler, Florent Mainfroy de la société Airinov présente un drone qui permet grâce aux photos de la parcelle d’estimer les besoins en engrais du terrain ou le taux de chlorophylle de la plante.

Autre acteur de cette agriculture mesurée et connectée, Jean-Pierre Lemonnier de la société Medria Elevage, qui présente une autre forme d’outil : le capteur Proximo. C’est un cylindre de 15 cm de diamètre, monté sur un tracteur, qui permet de récupérer de façon automatique des données pour réaliser ensuite des cartes. Ces cartographies de parcelles de vignes permettent d’apporter des éléments comme la maturité des vignes, le besoin d’engrais, l’état azoté de la culture…).

Pour mieux cibler 

Sébastien Labails de « Vignerons du Buzet » témoigne à son tour. Il utilise ces technologies et explique la nécessité d’avoir un maximum d’informations sur le vignoble pour favoriser la fertilisation différenciée et donc mieux ciblée. Mais la question qui se pose encore est celle du retour sur investissement de telles technologies, encore un peu juste.

Pour optimiser

De son côté, Sébastien Payen de la société Fruition Sciences travaille sur l’optimisation des ressources en matière d’irrigation grâce à des capteurs de flux de sève, croisé avec d’autres données comme la météo, pour obtenir les meilleures informations possibles. Il démontre la rentabilité de son système : par exemple, récemment à Los Angeles, la méthode « Fruition » a été comparée à la méthode traditionnelle et a permis d’économiser, selon les zones, entre 20 % et 100 % d’eau.

Pour mieux maîtriser

Et si l’information doit être recueillie grâce à ces différents datas, il faut ensuite croiser les données et traiter l’information pour agir rapidement. Cet enjeu de la valorisation des données est au cœur de la réflexion de Jérémie Wainstain et de sa structure « The Green Data ». L’idée est d’utiliser des algorithmes pour récupérer les informations du champ d’un agriculteur, mais aussi de les croiser avec celles de l’open data et de la météo. Le but étant d’aider l’agriculteur mais aussi de rassurer l’industriel en créant des outils pour maîtriser les incertitudes et l’aider à mieux prévoir.

 ... aussi pour l'élevage

En parallèle des technologies liées aux grandes cultures, l’élevage aussi se développe avec une recherche de précision. Damien Monsimert de la société Asserva, explique le système qu’ils ont mis en place depuis 10 ans. Que ce soient les vaches, les porcs… Chaque animal a une puce RFID qui permet de le nourrir avec une quantité adaptée à ses besoins physiologiques (son poids, son âge…) mais aussi selon sa productivité.

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