Les PME affichent plus de femmes dirigeantes que les grands groupes

Si seuls 14 % des dirigeants d'entreprises en France sont des femmes, ce chiffre augmente à 15,4 % dans les sociétés de moins de 20 salariés. La raison ? Ces femmes ont créé ou repris l'entreprise qu'elles dirigent.

Aujourd’hui encore, 70 ans après avoir obtenu le droit de vote, les femmes ne sont pas les égales des hommes sur le marché du travail : leur taux d’emploi ne se situe qu'à 66 %, contre 74 % pour les hommes, leur niveau de rémunération est encore inférieur à celui des hommes (au sein de l’Union européenne, les femmes gagnent en moyenne 16,4 % de moins que les hommes, selon les statistiques de la Commission européenne, l'écart se situant à 14,8 % en France et à 22,4 % en Allemagne) et seuls 14 % des dirigeants d'entreprises françaises sont des femmes. Cette dernière évolution est particulièrement lente, puisque que la proportion de femmes chefs d'entreprises n'a progressé que de 1,2 % entre 2003 et 2013...

Création, reprise, succession

Une statistique, pourtant, est encourageante. Elle est révélée par la dernière enquête du cabinet de conseil KPMG, publiée en juin dernier : 15,4 % des entreprises de moins de 20 salariés ont une femme à leur tête, contre 3,5 % des sociétés de plus de 1 000 salariés. Le phénomène s'explique par la création ou la reprise d'entreprises par des femmes. De fait, les dirigeantes de TPE ou de PME ont obtenu ce poste parce qu'elles ont elles-mêmes créé leur entreprise ou l'ont reprise, tandis que dans les entreprises plus grandes, les femmes doivent compter sur la promotion interne, qui se fait parfois attendre... Enfin, les femmes accèdent également au poste le plus élevé dans l'entreprise grâce à la succession. Alors que, selon KPMG, 16 % des hommes deviennent patrons du fait d'une transmission familiale, les femmes sont 22 % à le faire. Mieux, la succession permet un accès des femmes au poste de dirigeantes dans les secteurs dits masculins, comme l'industrie et le BTP.

PME labellisées et conventions régionales

Si de grandes entreprises comme Sodexo, Orange ou Engie sont régulièrement distinguées pour leurs efforts en matière d'égalité hommes/femmes en termes de salaire comme d'évolution de carrière, les petites structures cherchent depuis quelques années à rattraper leur retard dans ce domaine. Avec un certain succès. Ainsi, sur les nouveaux organismes (sociétés, associations, et collectivités locales) labellisés en 2013 par l'Afnor (label égalité) 35 % étaient des PME.
Et tous les ans, des initiatives se font jour, notamment au niveau régional, comme par exemple la convention, signée par Pascale Boistard, Secrétaire d'Etat en charge des Droits des Femmes, et Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Franche Comté, le 23 octobre dernier à Besançon, pour renforcer l'égalité hommes/femmes dans les TPE et PME, les associations et le conseil régional. L'engagement porte sur deux thèmes principaux, l'égalité salariale à atteindre dans les TPE et les PME, et la mixité dans les filières de formation, qu'il faut accroître.

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