Economie de la mer

Prolexia : une plateforme logicielle unique pour des solutions multiples

Créée en 1994, la société de service informatique Prolexia intervient dans les domaines de la simulation, de la réalité augmentée et de la robotique. Sa plateforme Advansys lui permet de développer des applications dans tous ces secteurs.

Simulation en mer

C’est parce qu’il avait le sentiment de toujours tout reprendre à zéro dans la société de service informatique dans laquelle il travaillait que Stéphane Nicolas a créé Prolexia en 1994. L’entreprise qui l’employait travaillait dans les domaines des simulateurs, de la réalité virtuelle en 3D et de la robotique. « A chaque fois il fallait développer un nouveau socle logiciel pour ensuite s’attaquer à la partie intéressant réellement le client, c’était une perte de temps dans un monde où il faut aller très vite », explique-t-il. Son idée était de mettre au point un logiciel pouvant servir de socle à des applications dans tous ces domaines, qui « ont beaucoup de points communs entre eux ». Cette plateforme, c’est Advansys.

Du maritime au terrestre et à l’aérien

L’entreprise basée à La Seyne-sur-mer dans le Var, emploie 12 personnes et réalise 1 million d’euros de chiffre d’affaires. La robotique représente environ un tiers de son activité. Robots terrestres, sous-marins, marins ou aériens, les champs d’application sont vastes. Surveillance ou mesure de l’environnement, missions de défense, interventions en milieu offshore, maintenance d’installations éoliennes en mer et hydroliennes, archéologie, mais aussi systèmes de supervision des robots : « nous sommes capables d’intervenir dans des milieux où l’homme ne peut pas le faire, c’est le cas dans le domaine marin, mais aussi nucléaire ou encore dans celui des opérations de déconstruction quand il y a risque d’effondrement. Nous-nous sommes diversifiés dans le terrestre et l’aérien ».
La simulation, avec la réalité augmentée, occupe le reste de l’activité de la société. Elle développe des simulateurs de conduite de machines complexes ou de robots, de pilotage de frégates. Adhérente au pôle Mer Méditerranée, Prolexia travaille pour la défense avec l’incontournable DCNS ou, directement, avec la Direction générale de l’armement. Parmi ses références elle compte aussi l’Ifremer, ou encore le CEA.

Une R&D permanente

Depuis sa création, l’entreprise s’est autofinancée. Si sa R&D est supportée par ses fonds propres, elle bénéficie depuis le début de l’appui de Bpifrance. Une R&D permanente qui sert surtout, comme le souligne Stéphane Nicolas « à développer le socle pour le rendre plus compétitif, pour y inclure des fonctionnalités qui n’existent pas, pour suivre les évolutions technologiques et gagner de nouveaux contrats ». Si son activité est solidement ancrée sur le territoire national, Prolexia a fait ses débuts à l’international. Elle bénéficie notamment d’un V.I.E (Volontariat international de l’entreprise) à San Diego en Californie mis en place par le pôle Mer Méditerranée.
Prolexia travaille aujourd’hui sur des études de faisabilité de preuve de concept pour un nouveau client dans le domaine des travaux publics sous-marins. Elle a aussi été retenue dans le cadre de l’appel d’offres Education 2 du ministère de l’éducation nationale, pour travailler sur le programme Seatcher visant à développer des outils pour l’enseignement des sciences expérimentales. Elle est également engagée sur le projet Sycié (Système de gestion multi-drones hétérogènes dans le domaine maritime), labellisé par le pôle Mer et financé par le FUI. Le projet qui arrive à terme fin 2017 est mené avec la société Semantic, l’Université de Toulon et l’Ifremer. Il doit permettre la programmation et le pilotage de missions assurées conjointement par des robots terrestres, marins, sous-marins et, aériens. Plus de vingt ans après sa création, Prolexia n’a pas fini d’innover.

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