Le design, un levier de compétitivité

Doper sa compétitivité grâce au design

Offrir des produits originaux et esthétiques pour se différencier - auprès des consommateurs comme des financeurs : certaines PME ont sauté le pas – avec succès.

Fonctionnel plutôt qu'esthétique ? Non ! Pour séduire les clients, tous les produits doivent avoir un « supplément d'âme » - qui peut être apporté par le design. Ce dernier a d'ailleurs le vent en poupe et un concours annuel, les Etoiles du design, décerne chaque année des prix aux produits les plus ... design.

Pour les PME, cela voudra sans doute dire faire appel à une agence extérieure, puisqu'elles n'auront pas forcément les moyens de se doter de telles ressources en interne. Depuis quelques années, on trouve des agences spécialement tournées vers les PME. Celles qui ont parié sur le design s'en portent bien. Deux exemples à la clé.

Des multiprises multicolores

Pourquoi avoir des multiprises carrées et blanches quand elles peuvent être rondes, multicolores et jolies ? C'est ce que s'est demandé la société Watt & Co, implantée à Châteauneuf de Gadagne, dans le Vaucluse, et spécialiste de la connexion électrique. Créée en 2003, la société est aujourd'hui leader des adaptateurs électriques en France. Pourquoi ? Parce que les multiprises de Watt & Co suivent les désirs des consommateurs, en beauté. Des consommateurs qui veulent recharger leur smartphone tout en le gardant à portée de main, ou connecter sur une même prise une recharge téléphone, une clé USB, un ordinateur ou une tablette. Et qui veulent rester connectés en voiture et même au lit… Résultat, de beaux objets, qui se fondent dans la déco, pratiques et esthétiques.

Une mini-sphère de branchement en forme de balle de tennis pour tablettes et smartphones. Une prise nomade pour la cuisine, qui se colle sur la faïence. Un chargeur de smartphone doté d'un fil rétractable et d'une prise USB... Autant de produits qui ont séduit le public. Chez Watt & Co, le design est réalisé en interne et la société investit 40 000 à 60 000 euros par an dans la R&D. La société vise 4 millions de chiffre d'affaires cette année et 4,5 millions en 2017. Mieux, elle a su séduire des fonds comme A Plus Finance de même que NJJ Capital, présidé par Xavier Niel...

Des chaussettes qui incarnent le « savoir-vivre »

Dans un domaine totalement différent, la marque de chaussettes Collégien, basée à Briatexte, dans le Tarn, a elle aussi misé sur le design pour survivre, d'abord, puis engranger les succès, jusqu'en Australie, ensuite !

Avec la révolution dans le monde du textile, induite par l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce et la fin des quotas, la marque a pris conscience que ses parts de marché allaient vite être avalées par des produits peu chers, fabriqués en Chine. Pas question de se laisser tondre la laine sur le dos ! Elle décline alors son savoir-faire historique dans le tissage pour proposer des produits aux motifs originaux. Première collection en 2007. Puis, elle sort des chaussettes assorties d'une semelle souple antidérapante, les fameux « Collégien ». Un succès aussi bien auprès des enfants que des adultes. C'est une styliste qui a créé les modèles que Collégien distribue dans des concept-stores. Assez chers, les Collégien s'apparentent de fait à des cadeaux plus qu'à un produit de base. La société a aussi misé sur les réseaux sociaux et s'appuie sur des blogueuses mode pour sa promotion. Page Facebook, photos sur Instagram, vente direct sur Internet : Collégien a choisi tous les canaux qui pouvaient toucher son public, aussi bien en France qu'à l'étranger. Résultat, au savoir-faire français s'ajoute l'image du savoir-vivre à la française !

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