Quels financements pour soutenir la croissance des PME et ETI et préparer la compétitivité de demain ?

Assurer une chaîne de financement complète et diversifiée 2/4

Renforcer et développer des sources de financement alternatives.

Il existe aujourd’hui de nombreuses initiatives pour améliorer et diversifier l’accès des PME et des ETI au financement. Nous apportons ici un éclairage sur trois d’entre eux : le financement en fonds propres, le financement par endettement de marché et le financement participatif qui recouvre les deux dimensions précédentes.

Le financement en fonds propres.

Le secteur du capital investissement hexagonal, après être passé par plusieurs phases, notamment par des années d’ancrage et de stabilisation après la crise de 2001, a atteint un niveau de maturité certain[23]. Cette maturité se lit, en particulier, dans la composition des souscripteurs : les fonds gérés par des sociétés de gestions « autonomes » sont aujourd’hui la majorité, par distinction avec des fonds ou des sociétés « captifs », dépendant d’institutions financières (banques ou assurances) voire d’entités industrielles, encore majoritaires jusqu’au milieu des années 2000. Malgré cette maturité, certains segments de marché nécessitent d’être renforcés et développés : le segment venture, évoqué plus haut, ainsi que les segments du capital développement et du capital transmission pour les petites capitalisations.

En complément de son action directe à travers les fonds qu’il détient et gère (cf. fonds Large Venture), Bpifrance intervient sur le marché du capital investissement par son activité de fonds de fonds qui consiste à souscrire dans des fonds d’investissement gérés par des sociétés de gestion privées. Ce mécanisme démultiplie l’accompagnement des entreprises et permet d’agir sur la structuration du marché[24]. Jusqu’à maintenant, Bpifrance avait favorisé la création et l’émergence de nouvelles équipes. Aujourd’hui, Bpifrance entend utiliser ce levier pour privilégier la croissance et la consolidation du secteur sur les segments prioritaires, et répondre ainsi au triple enjeu de l’augmentation de la taille des tickets (au-delà de 10, 20, voire 50 millions d’euros), d’augmentation de taille critique des sociétés de gestion et, enfin, de professionnalisation des équipes.

Par ailleurs, Bpifrance mobilisera sa palette de compétences pour investir dans des « fonds de dettes » et favoriser ainsi l’orientation de ressources nouvelles en direction des PME et des ETI. Pour cette catégorie de fonds, à la jonction du financement et de l’investissement, une expertise de haut et de bas bilan confère, en effet, des avantages dont jouent de plus en plus d’équipes de gestion.

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