Ces start-up qui « révolutionnent » le stationnement urbain

Difficile de trouver une place de stationnement dans une grande ville ? Plus maintenant ! Exemples de deux entreprises qui ont, l'une, développé une plateforme web proposant de l’auto-partage contre du stationnement gratuit, et l'autre, démocratisé le partage de parkings automatisé.

Autopartage

Fini la corvée de parking ! La start-up Tripndrive - fondée en 2013 à Paris - a trouvé l'astuce : elle permet à des propriétaires de voitures de se garer gratuitement dans des parkings contre la location de leur véhicule. Concrètement, la plateforme web met en relation des propriétaires qui n’utilisent pas leur véhicule et des particuliers souhaitant en louer, le tout à des prix compétitifs. Tripndrive encaisse le montant de la location, puis en reverse une partie au propriétaire en fonction du kilométrage effectué par sa voiture, avant de payer le reste des frais (assurance, contrôle…) et de s’octroyer une marge. Ce concept a déjà séduit 40 000 utilisateurs.

Les centres-villes en ligne de mire

Initialement, la plateforme a ciblé les aéroports et les gares (où les voitures dorment souvent), avant de s’attaquer au centre-ville de Paris. En avril dernier, Tripndrive a conclu un partenariat avec Urbis Park, un acteur francilien du stationnement. « Nous souhaitons densifier notre présence en centre-ville et continuer notre maillage territorial. L’objectif est d’atteindre 100 sites d’ici à la fin de l’année, contre 45 actuellement », déclare François-Xavier Leduc, président de Tripndrive. Les prochaines étapes mèneront la jeune pousse en plein cœur de Marseille, Lyon, Nice, Montpellier. Pour répondre à ces défis, l’effectif composé de 14 personnes sera renforcé…

"Dans les zones urbaines en Europe, il y a sept millions de places libres dans les parkings privés"

De son côté, Zenpark a opté pour le concept des parkings partagés, en faisant se rencontrer l’offre et la demande. « Aujourd’hui, dans les grandes villes d’Europe et d’Amérique du Nord, un automobiliste sur trois ou quatre recherche une place de stationnement. Or, dans les zones urbaines en Europe, il y a sept millions de places libres dans les parkings privés (particuliers, entreprises, hôtels, bailleurs sociaux, supermarchés…) », observe William Rosenfeld, Pdg et co-fondateur de Zenpark. Face à ce constat - où l’offre et la demande peinent paradoxalement à se rencontrer - le concept de parkings partagés a émergé.

Un business modèle fondé sur des partenariats gagnants-gagnants

Zenpark (une trentaine de collaborateurs) multiplie des accords avec des partenaires disposant de places de stationnement peu utilisées, afin de les proposer à des prix compétitifs aux 60 000 utilisateurs de son service. Et ces partenariats sont gagnants à plusieurs niveaux : « Les automobilistes peuvent se garer à des endroits où il n’y a pas de place et à un coût inférieur de 25 % par rapport à la voirie. Les partenaires génèrent des revenus additionnels avec des places peu utilisées. Et pour les villes, le besoin de construire des parkings diminue, les voiries se désengorgent et la politique de mobilité se renforce », détaille l’entrepreneur. Pour sa part, Zenpark se rémunère par le biais d’un partage de revenus avec ses partenaires.

Un service connecté et automatisé

En s’inscrivant sur Zenpark, les utilisateurs peuvent localiser directement un parking et réserver leur place avec un smartphone, un zenpass (télécommande spécifique) ou sur le site web de la start-up. Cette dernière a d’ailleurs développé une technologie brevetée pour automatiser les réservations et les accès aux parcs de stationnement.

En avril dernier, Zenpark a réussi à boucler une levée de fonds de 6,1 millions d’euros, auprès d’investisseurs de renom, tels que la MAIF et BlaBlaCar. Au total, la start-up a levé près de 8 millions d’euros depuis le lancement de son service en 2013. « Notre priorité est de consolider notre position en France en densifiant notre présence dans des villes comme Lyon, Lille et Toulouse », affirme William Rosenfeld. Par ailleurs, Zenpark - qui est présent à Genève - souhaite poursuivre son offensive en Suisse, avant de s’attaquer à la Belgique dans un second temps, ainsi qu'à d’autres pays à plus long terme. Outre l’internationalisation, la jeune société mise également sur les villes intelligentes (smart cities) dans l’Hexagone qui auront dans un avenir proche des parkings mutualisés, soit autant de futurs partenariats potentiels. Fort de son succès et de ses projets de développement, Zenpark enregistre une croissance de 10 % par mois, ce qui lui permettra d’augmenter sensiblement ses revenus sur son exercice (par rapport aux 600 000 euros enregistrés en 2015).

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