Cession-transmission d’entreprise : les repreneurs rêvent de pérennité

Mais de quoi rêvent les repreneurs ? Croissance, rentabilité, talents… l’enquête menée par Infopro Digital Études pour le salon Transfair dévoile les désirs de chefs d'entreprise et des repreneurs potentiels.

Le potentiel de croissance de l’entreprise, voilà ce qui fait rêver les repreneurs. D’après l’enquête menée par Infopro Digital Études pour le salon Transfair, 55 % d'entre eux estiment qu'il s'agit du critère le plus important lors de la cession-transmission, loin devant la rentabilité potentielle (37 %) ou la valeur financière de l’entreprise (25%). Une reprise d’entreprise ne se limite donc pas au seul plan économique. Il s’agit avant tout d’avoir une vision sur le long terme et de parier sur l’humain.

Des motivations communes

Lorsque les repreneurs sont interrogés sur ce qui permettrait de renforcer l’attractivité d’une entreprise à céder, ils mettent en avant des critères très similaires : une vision à long terme et un plan de croissance, ex aequo avec une amélioration de la rentabilité et du chiffre d’affaires.

À la vue de ces chiffres, l’image éventuelle d’un repreneur froid et calculateur, qui ne tiendrait compte que des profits potentiels, s’effrite ! L’humain prend ici une place extrêmement importante dans les décisions. C’est le 3e critère le plus souvent cité dans l’attractivité d’une entreprise, qui prend notamment en compte la proximité avec l’équipe et les compétences propres à chaque employé.

Et des profils différents

Ce constat est tout à fait naturel, puisque la grande majorité des entreprises qui trouvent un repreneur sont des TPE (54 %) ou des PME (28 %). D’après l’Observatoire de la transmission des TPE/PME, les entreprises cédées emploient en moyenne 6 salariés au moment de la reprise. Dans des équipes de cette taille, la place accordée à l’être humain est bien plus centrale que dans des structures de plus grande taille.

C’est un point qui tient à cœur les repreneurs dans leur immense majorité : 92 % d’entre eux estiment que leurs décisions sont influencées par les différents talents et profils disponibles au sein des équipes. Reprendre une entreprise, ce n’est pas juste « gagner de l’argent », c’est investir dans un ensemble de compétences et de synergies qui varie d’une entreprise à une autre, et qui constitue la vraie richesse de l’entreprise, celle qui est au cœur de leur croissance future.

Et pour finir sur une note optimiste, BPCE L’Observatoire indique que 88 % des entreprises reprises en 2011 étaient encore en activité en 2016. Ce taux de succès très élevé des cessions-transmissions est une bonne nouvelle pour l’emploi. En effet, on dénombre 185 000 entreprises susceptibles d’être cédées chaque année, soit un vivier de 750 000 emplois à conserver !

Sources :

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