Circle, le sportswear écoresponsable

Face à des enjeux environnementaux de plus en plus urgents, Circle Sportswear propose des vêtements de sport les plus durables possibles.

Pour répondre à la question « Et toi, tu fais quoi pour le climat ? », Romain Trebuil propose Circle Sportswear, marque née il y a un an qui cherche à révolutionner la fabrication des vêtements de sport.

Un Constat : le textile, deuxième industrie la plus polluante au monde

L’industrie du textile représente 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre dans le monde chaque année selon la fondation Helen MacArthur. Un chiffre colossal qui représente l’équivalent des émissions du transport aérien et du fret maritime réunis sur un an. L’industrie du vêtement, marché qui pèse 2,5 trilliards de dollars, produit 20 % de la dépense d’eau à l’échelle mondiale selon l’Unece.
Un phénomène en partie causé par la fast fashion selon Romain Trebuil : « c’est deux fois plus de consommation, trois fois plus de production, en gardant les vêtements encore moins longtemps », explique le PDG de Circle Sportswear.

Une solution : intégrer le sportswear dans l’économie circulaire

Sportif depuis toujours, Romain Trebuil veut apprendre à surfer et se met à voyager dans différents pays comme le Maroc, le Sénégal et l’Indonésie. Il se rend compte que les plages sont « des déserts de déchets de plastique ». Frappé par cette découverte, l’entrepreneur décide d’aider à nettoyer les plages sur place. Un geste peu anodin lorsqu’on sait que Circle est partenaire de Surf rider, ONG qui protège les plages et les océans.
En rentrant à Paris, il prend conscience que tous les vêtements de sport sont « fabriqués avec du pétrole, à l’autre bout du monde et dans des conditions souvent pas terribles ».
Dans l’industrie du textile, le sportswear est le plus polluant, contrairement à certaines gammes lifestyle qui peuvent utiliser des matériaux plus durables comme du coton bio par exemple. Un constat qui se transforme en envie et pousse l’entrepreneur à fonder sa propre marque : Circle Sportswear, qui repose sur 5 piliers fondamentaux :

  • L’écoconception : des matériaux recyclés ou organiques. Notamment dans la création de vêtements où les restes de tissu sont réutilisés afin d’avoir un second usage. Par exemple, « lorsqu’un T-shirt est fabriqué et que ses manches créent des chutes, elles sont réutilisées pour confectionner l’intérieur de la brassière femme », détaille Romain.
  • Une fabrication des vêtements où la source est locale, que ce soit en France ou ailleurs. Les fils à tisser proviennent de différents endroits en Europe. L’un d’entre eux se trouve près de
    Turin en Italie où plusieurs déchetteries trient des bouteilles en plastique. Une fois fondues dans des billes, elles deviennent le fil qui deviendra par la suite le tissu.
  • Un business-modèle alternatif : il faut précommander pour acheter le vêtement de son choix avant d’être livré. Une solution permettant de n’avoir aucun stock dormant.
  • Choisir uniquement des produits recyclables, autant dans la conception que la fin de vie du vêtement, qui pourra à son tour être réutilisable. Pour la confection, Romain a choisi un atelier au Portugal « il y avait un savoir-faire à acquérir sur des matériaux techniques. De plus, l’atelier est concerné par l’environnement car il utilise de l’eau recyclée et fonctionne avec de l’énergie solaire ».
  • Une livraison courte et verte : les clients sont livrés à vélo ou en colis responsable. Le patron livre lui-même ses clients un jour toutes les deux semaines, une pratique pour « rencontrer les utilisateurs, afin de comprendre comment ils nous ont connus et ce qu’il attend de nous ». Circle a également un engagement 0 cargo : « ils détruisent les fonds marins et l’écosystème sur leur passage ».

L’objectif de ces différentes étapes de la création à la livraison du vêtement est de « réduire l’empreinte Carbonne du produit de A à Z », explique le fondateur. Né en mars 2020, la marque a été boostée par le confinement « deux valeurs sont ressorties chez nos utilisateurs : le bien-être et une prise de conscience écologique », avance Romain Trebuil.
Une philosophie qui a tapé dans l’œil de l’application Clean Fashion - qui aide ses utilisateurs à choisir et privilégier les marques et vêtements éco-responsables - grâce à trois paramètres indispensables.
Premièrement, « l’Ecotex », une mesure qui assure une sécurité sanitaire et écologique, aucun produit chimique n’est utilisé dans toute la chaîne de fabrication. Il y a ensuite « Bluesign », garantissant une production sûre et durable. Et enfin, « Cradle to Cradle », qui s’assure d’une éco-conception complète, avec 0 pollution et 0 déchet (réutilisation des chutes de tissus).

Une ambition : devenir une alternative au sportswear classique

 Intégré à la Caserne (incubateur de la mode durable) depuis le début d’année, Circle cherche à réduire la pollution causée par le lavage d’un vêtement polyester à la machine : « des microparticules de plastique se détachent du textile pour être ensuite rejetés dans les océans ». Un phénomène que la marque compte bien enrayer en « encapsulant les particules pour qu’elles ne se séparent pas des fibres du textile au lavage », explique Romain Trebuil.

En parallèle, la marque développe également une basket running inhérente à sa philosophie : une fabrication impliquant le moins de pollution possible ainsi qu’une chaussure produite en France.
Pour sa vision de l’avenir, le PDG n’y va pas par quatre chemins : « l’ambition à long terme c’est de remplacer Nike. Par remplacer, je ne veux pas produire deux fois plus mais que tous les consommateurs de Nike se dirigent vers Circle, ce qui aurait un impact carbone positif ».

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