Que l'entrée dans l'accélérateur soit tombée au bon moment pour Stéphane Tartière ou à une période difficile pour Agnès Jullian, les deux accélérés en ont retiré de nombreux bénéfices. Confiance accrue, augmentation du chiffre d’affaires… Retour sur leur expérience.   

Agnès Jullian l'avoue : en 2015, la proposition d’intégrer Technilum à l’Accélérateur PME « n’est pas tombée à la période la plus propice ». C’est après avoir détecté un réel potentiel de développement chez cette entreprise familiale fondée en 1971 et spécialisée dans la conception de mobilier urbain d’éclairage, qu’un chargé d’affaires la contacte. Déjà engagée sur une autre formation, elle hésite, d’autant que Technilum enregistre alors un léger ralentissement de son activité. « C’était une période où nous avions cruellement besoin d’opérationnel, la réflexion stratégique ayant déjà été menée ». Mais, convaincue par la pertinence du programme, elle s’engage. « C'est toujours le moment d'accélérer ! », affirme-t-elle. Aujourd'hui sortie de la deuxième promotion, Agnès Jullian ne regrette rien. D'autant qu'elle a fait participer ses collaborateurs au cycle de formation. « Nous avons eu des réunions enrichissantes, tout comme le sont les échanges avec les autres entreprises, puisqu'elles partagent souvent les mêmes problématiques ». Et c'est le diagnostic 360° qui a sans doute été le plus fructueux : « cela nous a permis de poser un regard différent sur notre stratégie et de prendre du recul », explique-t-elle.

Pour Stéphane Tartière, lui aussi sorti de la deuxième promotion, les choses ont été quelque peu différentes. Du moins au début. Le PDG de Tartière & fils, une entreprise spécialisée dans le bois d’emballage venait de reprendre la société familiale, lorsqu’en 2015 un chargé d'affaires lui propose de rejoindre l'accélérateur. « J'étais préparé à reprendre, mais j'ai un parcours technique. L'accélérateur m'offrait l'occasion de peaufiner la stratégie et le management ». Pas question pour lui de rater cette « aubaine ». Il fonce.

Un véritable booster d’énergie

« Les formations sont importantes pour l'ouverture d'esprit de tous, d’autant que l’approche 'accélérateur' de Bpifrance est un booster d'énergie », poursuit de son côté Agnès Jullian. Cette motivation communicative, elle l'a particulièrement ressentie dans les équipes qui ont suivi leur promotion. Pour elle, Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, « est un véritable catalyseur d'énergie, de même que ses équipes. Nous nous sommes vraiment sentis accompagnés. Nous avons également apprécié l’engagement de Bpifrance et sa volonté de faire briller la France ». Des rencontres avec des professionnels en somme « hyper motivés » et « hyper motivants ».

Une nouvelle trajectoire

"Les échanges avec les autres entreprises sont ouverts, sans jugement", Stéphane Tartière

Pour sa part, Stéphane Tartière, a retiré de son intégration un véritable « écho ». Et cela grâce aux retours effectués par Bpifrance et les autres accélérés quant à sa stratégie - « à l'opposé de celle de l’ancienne direction ». En reprenant l'affaire familiale, il souhaitait en effet aller plus loin et se diversifier. Et, tout comme Agnès Jullian, il constate qu’au sein de l’accélérateur « les échanges avec les autres entreprises sont ouverts, sans jugement. Et si les marchés sont souvent différents, les problématiques restent les mêmes ». Aujourd’hui, le scieur d’emballage est lancé sur une nouvelle trajectoire. Le chiffre d’affaires de la société est passé de 10 millions d’euros au moment de son intégration à 15 millions. Et c’est aussi grâce au développement de nouveaux services, lui permettant d’enrichir son offre et de « mieux se positionner sur la chaîne de valeur ». « J'avais déjà ce nouvel axe en tête, mais l'accélérateur m'a conforté dans cette stratégie », précise-t-il. En revanche, « si je n’étais pas passé par l'accélérateur, je n'aurais pas envisagé de cette manière le projet que je m'apprête à lancer en 2020 », avoue-t-il. « J'ai travaillé dessus pendant un an, mais c'est grâce à l’accélérateur que l’idée de faire entrer au capital un fonds pour lever plus d'argent - pourquoi pas le fonds Bois de Bpifrance - a germé. De même que celle de s’appuyer sur un industriel pour travailler sur un nouveau marché ».

La société Tartière devrait donc ouvrir son capital et se rapprocher d'un spécialiste du marché de la construction pour vendre des produits issus d'arbres de gros diamètres. « Ouvrir son capital n'est pas une évidence pour une société familialepas plus que d'accepter l'idée de se faire aider pour conquérir un nouveau marché ». Pourtant, c'est une nécessité ! Le PDG conclut donc : « Je suis l'illustration parfaite de ce que Bpifrance veut faire pour les PME industrielles. Je suis désormais en mode projet, et je ne compte pas m’arrête en si bon chemin ! » Une confiance renouvelée pour ce petit patron qui en 2015 s'était donné 10 ans pour réussir. Cette nouvelle aventure devrait permettre à Tartière d'accroître encore son chiffre d'affaires, jusqu'à 30 millions d'euros à horizon 2023, sans oublier l'embauche de nouveaux collaborateurs dès 2021.

Un développement international

Quant à Technilum, elle a rebondi et retrouvé un chiffre d'affaires de 10,5 millions d’euros contre 7 millions avant son intégration. Trois axes sont au centre de sa stratégie de développement : l’innovationl’international et la digitalisation. Et la société peut s'enorgueillir d’éclairer des projets prestigieux : le Liberty Park et le Pier 17 à New York, la Place du Canada à Vancouver, la place d’Armes à Montréal, la promenade de l’Arche de la Défense à Paris, le quartier de Tower Bridge ou encore les abords du stade de Tottenham à Londres. « Notre plus grand marché reste la France. Mais nous travaillons sur de très nombreux projets aux Etats-Unis et au Canada, de même qu'en Europe, en Lituanie, en Serbie, à Singapour et au Cameroun », énumère Agnès Jullian. Ainsi, Technilum réalise aujourd’hui 30 % de son chiffre d'affaires à l'international.

Et pour la suite ? Son objectif est d’atteindre un chiffre d'affaires global de 20 millions d'euros d'ici trois ans. Pour cela, la société s’est dotée d’un site industriel de haute qualité et continue de se structurer avec l’arrivée de nouveaux talents.

A propos des Accélérateurs Bpifrance

L'Accélérateur PME est une offre sur-mesure au service des PME ambitieuses pour leur permettre de devenir les ETI de demain. Ce programme d’accompagnement complet et personnalisé sur 24 mois est destiné à répondre aux besoins d’entreprises dynamiques et ambitieuses dans leur parcours vers le statut d’ETI.

Le programme Accélérateur ETI animé par Bpifrance est une offre sur-mesure pour leur permettre de devenir les champions internationaux de demain.

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