Eddy Courtachon [SFOB] : « C’est bien de s’afficher écoresponsable, mais si en plus on peut avoir un retour sur investissement, c’est encore mieux ! »

SFOB, lauréat du fonds de soutien aux investissements de modernisation de la filière automobile dans le cadre du plan France Relance, a bénéficié en septembre dernier du Diag Eco-Flux. Retour avec Eddy Courtachon, dirigeant de l’entreprise, sur ce programme et les bénéfices pour son entreprise. 

Il y a un an, Bpifrance et l’Agence de la transition écologique (ADEME) ont lancé le Diag Eco-Flux. Un nouvel outil dédié aux PME, ETI, et grands groupes de 20 à 250 salariés, de tous secteurs d’activités, afin de leur permettre de réaliser rapidement des économies durables, réduire les consommations d’énergies, matières, eau et production de déchets, grâce à l’expertise de bureaux d’études spécialisés.
Aujourd’hui, Eddy Courtachon directeur général de SFOB, une entreprise industrielle spécialisée dans l’outillage de haute précision, revient sur sa participation au programme ainsi que sur les bénéfices que le dispositif offre déjà à l’entreprise.

Bpifrance : Pourquoi avoir choisi de participer au programme Diag Eco-Flux ?

Eddy Courtachon : C’est bien de s’afficher écoresponsable, mais si en plus on peut avoir un retour sur investissement, c’est encore mieux ! Aujourd’hui, l’impact environnemental est devenu omniprésent. On signe de plus en plus de chartes avec nos clients et fournisseurs pour favoriser des pratiques écoresponsables. Il fallait donc qu’on se lance.
En septembre dernier, nous avons eu la bonne surprise d’être retenu par le dispositif France Relance. Nous avons obtenu une subvention de 800 000 euros dans le but de moderniser nos outils de production. C’est dans ce contexte que nous avons été orienté vers le Diag Eco-Flux dans le but de réaliser des économies d’énergie.

B : Concrètement, qu’est-ce que ce programme a changé dans votre entreprise ?

EC : Il y avait plein de petits gestes qu’on ne faisait pas, surtout par manque d’informations. Grâce au Diag Eco-Flux, on a notamment activé la TICFE (taxe inférieure sur la consommation finale d’électricité) qui permet à elle seule d’économiser 20 000 euros. Un choix très judicieux, d’autant plus qu’elle est rétroactive.
Nous avons également mis en place des « bonnes pratiques » et de petits investissements pour réduire notre « talon électrique », c’est-à-dire la consommation d’énergie pendant les périodes où l’entreprise ne produit pas. Des astuces qui nous ont permis de travailler sur nos compresseurs d’air, qui jusqu’alors fonctionnaient la nuit et les week-ends sans véritable besoin.

B : Quelles sont les prochaines étapes ?

EC : Il nous reste encore un an d’accompagnement pour nous perfectionner. On a récemment lancé une campagne de détection des fuites. Elles ont rapidement été identifiées et classées par niveau de gravité. Les « prioritaires » ont été réparées et on travaille actuellement sur les fuites secondaires. On a également revu toute notre méthode de revalorisation des déchets notamment pour les copeaux et déchets métalliques qu’on génère en fabriquant nos pièces.
Nos deux prochains sujets seront l’isolation de nos toits (notamment grâce au Prêt Vert de Bpifrance), et le remplacement de tous les éclairages de nos ateliers. Comme beaucoup d’entreprises on travaille encore avec des tubes fluorescents mais à terme nous aimerions utiliser la led.

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