Femme et entreprise : faire bouger les lignes

Les ateliers-débat de Big Think à l’occasion de Bpifrance Inno Génération avaient pour objectif de nous éclairer sur les problématiques d’aujourd’hui.
Revivez l’atelier « Femme et entreprise : faire bouger les lignes » animé par Hélène Boulet-Supau, directrice générale de Sarenza et Aude Lechrist (journaliste, écrivain)

Quelques points à retenir de l’atelier-débat.

Les actions pour améliorer la place des femmes dans les entreprises

Pour Hélène Boulet-Supau, directrice générale de Sarenza, il faut faire bouger les lignes : « Nous sommes en 2015 et les états majors des grands groupes sont féminisés à seulement 10 % ! » Plusieurs pistes sont possibles pour faire grossir ce chiffre. Selon Laurent Depond, directeur de la diversité groupe d’Orange, « il faut que les femmes sachent se rendre visibles à tous les moments de leur carrière, même et surtout quand les enfants arrivent ». D’après tous les intervenants, le réseau est une des clés principales de l’augmentation du nombre de femmes dans les organigrammes des entreprises. Pour Sandra Le Grand, présidente de Kalidea, « le réseau est un mode de vie, qui existe dès l'école puis l'université ou les grandes écoles. Cela aide à trouver des clients, des partenaires, des médias, des investisseurs. C’est entre 20 et 30 ans qu’il faut se donner au maximum. Après, c'est plus compliqué ».

Faut-il fréquenter des réseaux féminins ? Au contraire estime Claire Léost, directrice générale du pôle grand public et divertissement de Lagardère Active : « fréquenter des réseaux masculins m'a appris beaucoup de techniques très utiles dans la manière de prendre la parole, d’aborder des inconnus, de placer ma voix ».

Comment grimper les échelons de la hiérarchie en tant que femme ?

Pour Laurent Depond d’Orange, « il y a encore peu de femmes dans les hiérarchies car il existe toujours des stéréotypes qui dissuadent les femmes de tenter leur chance. Et aussi des freins, comme la faible visibilité par rapport aux hommes ou l'auto censure. Les femmes ne doivent pas hésiter à se mettre en avant. L'enjeu aujourd’hui, ce sont les comités de direction ».

 

Concilier vie professionnelle et personnelle

La place du conjoint est très importante et pourtant souvent négligée. Il doit accepter un meilleur partage des tâches quotidiennes. Pour Laurent Depond d’Orange, « le facteur clé de succès, c'est le conjoint qui accepte de renoncer à des postes intéressants, de s'occuper plus des enfants, etc. ».

Autre point crucial : ne surtout pas se mettre à temps partiel. «  Il faut abandonner le 4/5 ème car ça vous catalogue d'entrée. Quand j'étais cadre supérieur et en 4/5 ème, on m’a proposé une voiture de fonction. J’ai demandé une Twingo, pratique et légère. Or, j'aurais dû demander une Mercedes ! » affirme Hélène Boulet-Supau de Sarenza.

Et, toujours, avoir confiance en soi : « on peut faire bouger les lignes à l'intérieur des grandes entreprises. Faites-vous confiance ! Quand mon entreprise m'a proposé un poste à l'international, j'ai construit moi-même mon écosystème » évoque Laurence Peyraut Bertier, directrice communication et affaires publiques de Roche France.

 

Les conseils de femmes occupant des postes de responsabilités

Pour Sandra Le Grand de Kalidea, « il faut oser ! Et ne pas culpabiliser. Par exemple, on a le droit de se créer des moments privilégiés avec ses enfants quand ils sont encore jeunes ». 

D’après Claire Leost de Lagardère Active, l’essentiel est « de ne pas se mettre de barrière, de foncer et de s'écouter ». Pour Perrine Bismuth de Le Lab Sociétal « il faut oser être soi en entreprise et savoir où l’on veut aller ». Enfin, pour Hélène Boulet-Supau de Sarenza, les femmes doivent « pratiquer l’effet miroir : demandez-vous si un homme se poserait les mêmes questions que vous ».

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