FieldBox.ai, la pépite Tech qui met l'IA au service de la Fab

En forte croissance, FieldBox.ai opère des solutions d'IA pour de grands acteurs industriels du monde entier. Mais comment une startup peut-elle trouver et garder sa place dans l'industrie 4.0 au côté des GAFAM ? Réponse avec Charles-Emmanuel Frénoy, directeur commercial de l’entreprise.

Et si les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) n’étaient pas les seuls à pouvoir répondre aux besoins des entreprises industrielles en matière de logistiques ?
Créée en 2011 et aujourd’hui présente dans 5 pays, FieldBox.ai entend révolutionner l’industrie à grand renfort de data et d’intelligence artificielle (IA) et compte bien s’imposer comme le leader européen de l’IA pour les entreprises. Charles-Emmanuel Frénoy, directeur commercial de la startup nous en dit plus sur l’entreprise et ses ambitions.

Bpifrance : IA, algorithmes, data analytics, industrie 4.0... Derrière ces termes très génériques, qu'apportent concrètement vos solutions aux acteurs industriels ?

Charles-Emmanuel Frénoy : L'ambition de FieldBox.ai est d'optimiser les opérations industrielles grâce à l'intelligence artificielle (IA). Notre proposition de valeur repose sur notre capacité à intervenir sur l'ensemble du cycle de vie des IA : cadrer les projets, saisir les problématiques business spécifiques, développer et opérationnaliser des algorithmes au cœur des outils industriels, pérenniser la création de valeur de ces IA et les déployer à l'échelle. Aujourd'hui, tout le monde développe des IA, mais garantir une création de valeur dans le temps, c'est autre chose ! Voilà pourquoi nous nous positionnons aujourd'hui comme un opérateur d'IA.

B : Qui sont vos clients ?

C-E. F : Au commencement, nous nous adressions aux secteurs de l'énergie et de l'industrie pétrolière. Au gré des cas d’usages rencontrés, nous avons constaté que les opérations industrielles que nous aidions à optimiser se retrouvaient également dans d'autres verticales telles que le manufacturing, la logistique, la supply chain, la gestion des ressources ou encore les énergies renouvelables et la smart city.
Cette ouverture à d’autres secteurs nous a permis de travailler sur des problématiques variées : optimisation de la production, des flux, du contrôle de processus ou de la qualité, mais aussi la surveillance des équipements à des fins de maintenance prédictive. Pour vous donner un exemple, nous travaillons actuellement avec des acteurs comme ADP pour l'anticipation du flux de bagages ou la RATP pour l'optimisation de mise en circulation de RER.

B : Comment convaincre de grands groupes industriels quand on est une startup ?

C-E. F : Cela nécessite une grande adaptabilité dans la manière de traiter leurs problématiques. Pour réussir, nous avons notamment construit des équipes pluridisciplinaires entre data science, ingénierie métiers et IT/développement de logiciel. Notre positionnement d’AI Operator nous permet de nous adapter aux organisations clientes, y compris celles très matures sur les sujets « data » et d’apporter de la valeur là où c’est nécessaire : développement, déploiement ou exécution des modèles.

B : Des géants comme Google, Amazon ou Microsoft sont récemment arrivés sur le marché avec des outils de gouvernance globale de la donnée industrielle. Comment se distinguer quand on est une jeune pousse ?

C-E. F. : Nous ne sommes pas concurrents. Nos capacités d’opérateur d’IA nous permettent de nous appuyer sur les écosystèmes existants chez nos clients mais aussi apporter, au besoin, des briques technologiques manquantes. C'est ça notre force. Quand on aborde un grand industriel, le critère de réassurance dès les premiers échanges est capital. Il faut montrer que l'on comprend ses problématiques et qu’on est en mesure d’apporter de la valeur dans son contexte. Bien sûr, les grands industriels disposent désormais de data lab ou data factory et ont des équipes et outils dédiés à l'analyse de la donnée. Il est donc vital de savoir collaborer, co-développer avec eux. Avec certains clients, nous sommes d’ailleurs allés jusqu'à participer à la création de leur data factory avec des équipes mixtes !

FieldBox.ai
Créée en 2011 à Bordeaux par Antoine Trihoreau, Aymeric Preveral-Etcheverry et Peter von Campe.

  • Présente à Bordeaux, Paris et Singapour
  • Effectif : 100 salariés environ
  • A intégré la promotion French Fab Booster Middle East
  • Présente à l'exposition universelle de Dubaï en octobre 2021
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