Fluctuart : un lieu culturel flottant au modèle économique innovant

La péniche Fluctuart à Paris fête bientôt ses un an. Ce projet culturel au modèle économique innovant mêle l’art urbain à la restauration et à l’événementiel. On vous embarque dans ce lieu unique, ouvert à tous.

En plein cœur de Paris, au pied du Pont des Invalides se trouve un musée, la péniche Fluctuart. Le lieu, qui se présente comme le premier centre d’art urbain flottant, propose de découvrir des expositions permanentes et temporaires gratuites autour de l’art urbain. Le toit du bateau est aménagé en bar-restaurant. L’ensemble de la structure peut être privatisé pour des événements d’entreprises. Ce modèle innovant et singulier va souffler sa première bougie le 4 juillet. 

Fluctuart Nec Mergitur

« Je suis convaincu que ce modèle économique est viable », affirme Géraud Boursin, sur le rooftop de la péniche au milieu de curieux qui ont décidé de s’arrêter pour admirer les œuvres et se rafraîchir sur un fond de musique jazz. Géraud et ses deux associés ont voulu réinventer un modèle. « Beaucoup de lieux artistiques vivent des subventions, je ne pense pas que ce soit une solution d’avenir. Il faut inventer des modèles économiques hybrides », insiste le président, qui, en parallèle, gère une société d’investissement. « Malgré le contexte difficile, entre les gilets jaunes, les grèves de décembre et maintenant le confinement, cette année nous confirme qu’on ne s’est pas trompé sur le modèle d’affaires et sur le calibrage avec la partie restauration et événementiel », continue-t-il tandis qu’au même moment, des manifestations ont lieu sur la place des Invalides à quelques mètres de la péniche.

L’entrepreneur l’admet, le confinement est tombé au mauvais moment, « en mars nous étions au plancher de notre trésorerie, mais nous avons pu compter sur les aides de l’Etat comme le PGE ». Bpifrance, qui a investi dans ce projet qui a coûté 4 millions d’euros, accompagne l’entreprise. « On se voit dans notre comité de suivi tous les deux mois. Bpifrance nous met en relation avec les bonnes personnes, surtout en pleine crise ». Mais le bateau qui porte la devise de Paris dans son nom ne sombre pas et fait preuve de résilience. Fluctuart se réinvente constamment comme l’art qu’elle met en avant.

Le street art sur le devant de la Seine

La péniche se définit comme « un lieu vivant, dynamique, évolutif, un lieu de création, d’exposition, de rencontres et d’échanges, d’inspiration et de divertissement, hébergeant un vivier d’événements culturels et artistiques ». Sur place, la cale du bateau abrite les expositions temporaires qui changent tous les 3 à 6 mois. Jusqu’au 21 juin, le public peut apercevoir des œuvres de Leonard De Vinci, revisitées. « Une bonne partie des créations sont faites sur place. Nous définissons ce lieu comme un centre d’art, c’est important que les artistes soient présents ». L’équipe organise des visites guidées gratuites, qui mélange les publics. « On a des groupes scolaires qui viennent du 93 et en même temps des dames en manteau de fourrure du 7e arrondissement. Et tous se mélangent, c’est ça qui est magnifique. »

Au deuxième étage, une librairie propose des ouvrages sur le street art, reçoit des auteurs pour des séances de dédicaces, organise des conférences et des projections, toujours autour de l’art urbain. À partir du 2 juillet et jusqu’à décembre, Fluctuart accueillera le collectif « 9ème concept » à l’occasion de son 30e anniversaire. Il prendra possession du lieu autour du thème « Vision d’ensemble ». À l’avenir, Geraud Boursin souhaite que Fluctuart devienne le lieu qui rassemble tout l’univers du street art « et que Banksy s’invite pour produire une œuvre », plaisante le président.

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